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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 07:11

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L'Empire khmer était un des royaumes dominants de l’Indochine du IXe aux XIIIe siècles. La puissance, qui succéda au royaume de Chenla, contrôlait selon les périodes des régions faisant aujourd’hui partie des États du Cambodge, du Laos, de la Thaïlande, du Viêt Nam et même de la Birmanie et de la Malaisie. Son principal héritage est situé à Angkor, le site où se trouvait la capitale à l’apogée du pays. Cet endroit témoigne de la puissance et de la richesse de l'empire, ainsi que de la diversité des croyances auxquelles il a été soumis au cours du temps.

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  Les religions officielles furent successivement l'hindouisme, le bouddhisme mahayana et enfin le bouddhisme theravada. La civilisation khmère avait une forte influence culturelle indienne. Le bouddhisme s’est progressivement imposé à côté de l’adoration de Shiva et d’autres divinités hindouistes tout en cohabitant avec le culte du Dieu roi. Durant cette période, beaucoup d’Indiens, lettrés, artistes et brahmanes furent invités à la cour d’Angkor et la littérature sanscrite, soutenue par la royauté, y était florissante.

Cambodge-4758.JPGSoirée anniversaire ou nous sommes chaleureusement invités


Je vais donc m’efforcer de vous faire connaître les coutumes et les principes du peuple khmer et de son identité particulière car pour des occidentaux comme nous, tous les asiatiques sont supposés se ressembler "culturellement". Premièrement, vous devez comprendre que les gens vivent et dorment ensemble dans les campagnes, aussi le concept de vie privée leur est complètement étranger. Voici une clef pour comprendre les us et coutumes des campagnes cambodgiennes.

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  De nombreux métissages ont eu lieu depuis des siècles, les plus courants, actuellement au Cambodge, sont les Sino-Khmers, les Lao-Khmers ou encore les Viet-Khmers (quoique que cette catégorie est beaucoup plus rare, les Khmers se mélangeant assez peu aux Vietnamiens...) Néanmoins, il reste bien évidement des familles Khmèro-Khmères, c'est à dire, non métissées !... Les cambodgiennes sont très belles et je ne suis pas loin de penser qu’elles sont presque aussi belles que les italiennes... la référence suprême pour votre serviteur ! Enfin imaginez Ornella Muti et Monica Bellucci avec les yeux bridés ! Je les ai vu dans une boite de nuit de Phnom Pen...

Cambodge-4753.JPGOn entend par "femme Khmère", une femme appartenant à cette dernière catégorie... alors commençons par Madame : La taille est mince et ne dépasse pas généralement 1,65 m. La peau est brune, le Khmer est une race appartenant à l'Asie brune de culture indienne (Pali et Sangskrit) et très différente de l'Asie jaune de culture chinoise. (Une différence qui n’est pas des moindres pour comprendre toute la culture de se peuple)

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Les cheveux sont noirs et luisants. Ses mouvements sont stéréotypés avec des gestes lents.... Au pays Khmer les femmes Khmères ont une identité très différentes des femmes Cambodgiennes issues du métissage des communautés diverses et notamment les communautés chinoises, laotiennes et vietnamiennes. Elles jouent un rôle très important dans le pouvoir de l'état. Les femmes Khmères ont une influence très significative sur leur mari dans la vie quotidienne comme dans les décisions de l'état, si ce dernier a une responsabilité politique importante !... Un dicton Khmer ne dit-il pas : " Le mari est colonel, la femme est général" ? Bon ! Je vois déjà des blogueurs homme qui ne veulent plus lire plus loin ! 

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Voici la difference evidente entre une Viet-Khmers et une Khmèro-Khmères

  Dans la société Khmère entre 1954 et 1970, le mariage se faisait généralement par "arrangement", grâce à des intermédiaires... Le mariage des filles est un évènement prestigieux, pour les Khmers qui soignent leur image... Au Cambodge, on appelle cela "la face" ! En effet, comme tout asiatique, la personnalité d'un Khmer est la "face" (mouk) et la "bouche" (Moât), d'où l'expression "Bak mouk-moât" (qui signifie : "Perdre la face").... "Perdre la face" est une injure publique très très grave (la plus grave !). Faire "perdre la face" à quelqu'un, en Khmer, c'est le "tuer".

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La bouche a le pouvoir d'influencer quelqu'un, par exemple l'expression "Toeuk Moât pray" (Salive salée) de quelqu'un permet d'influencer les autres, de le suivre et surtout si ce quelqu'un est une femme, la tâche est encore plus facile... je vous vois déjà impressionné par les mots que j’ai appris hein ! Et oui, c’est ça les voyages, apprendre la culture des autres qui est une source d’enrichissement…. Bon les gars, maintenant vous allez être ravi, je vous avais dit d’attendre !

Cambodge-3822.JPG Ouvriere Khmers dans une fabrique de briques

 

Malheureusement, beaucoup d'hommes politiques cambodgiens écoutent leur femme plus que les conseillers compétents en la matière, d'où une autre expression : "Ké moât py" (Elle a deux bouches !)...
Cela veut dire que la femme en question a un pouvoir de persuader son mari grâce à ses "deux" bouches, donc numériquement, les conseillers ont perdu d'avance leurs influences !...

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  Certaines caractéristiques sont typiquement khmères : "capricieuse et butée, généreuse et agressive, ayant de la grandeur d'âme et parfois mesquine" ... Ah ca va deja mieux les mecs ! j'en vois qui disent que c'est pareil chez nous.
A l'instar d'Angkor ou du sourire khmer, la femme khmère caractérise le Cambodge : elle est le ciment de la société, la gardienne des valeurs et l'image la plus représentative de la culture khmère. Ses avis sont écoutés.

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Elle est souvent plus active et plus ambitieuse que son mari et s'entend mieux aux affaires : son importance dans la vie économique est considérable. Tout la distingue de ses voisines malaises, chinoises, laotiennes, thaïlandaises ou vietnamiennes. J’ai pu me rendre compte de la grande personnalité de la femme Khmère lors d’une soirée resto avec Mme la ministre de la condition féminine qui nous invitera plus tard dans sa résidence  pour finir la nuit. Mme ing Kantha Phavi est une femme très surprenante !

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Soso Danse le Ramvong lors d'une soirée anniversaire 

La tradition cambodgienne classe la beauté féminine en trois catégories d'égale importance : La beauté physique, La beauté d'allure, La beauté morale.
Sur le plan physique un corps plus charpenté, une tête plus carrée, des lèvres plus sensuelles, des yeux moins bridés, une peau plus cuivrée, un habillement typé sont ses traits distinctifs. Elle ne supporte pas la moindre trace de sueur sur son corps et ne saurait vivre sans eau à portée de mains. L'hygiène corporelle est un réflexe inné, assez unique dans la région.

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Sur le plan moral la femme khmère se caractérise par la pudeur. La nudité l'offusque. Elle privilégie la grâce au racolage. Jusqu'à peu, le mot prostitué n'existait pas en langue khmère. Et encore aujourd'hui ces dames sont essentiellement vietnamiennes, chinoises ou thaïlandaises.

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  Sur le plan social les femmes sont fières, jalouses et vindicatives (c'est peut-etre à cause de cela que mon ami Stephane a épousé une Francaise plutot qu'une Khmére). Elles sont aussi actives. La famille khmère, d'un type conjugal très proche du type européen, s'occupe avec affection des enfants et leur laisse une grande liberté, tendance surprenante pour qui connait la famille vietnamienne. Gardienne des traditions et gardienne du foyer, la femme cambodgienne assure la continuité de la vie familiale. Elle a un goût artistique prononcé, adorant le merveilleux, celui qu'on trouve dans les légendes anciennes qui depuis deux millénaires conservent la faveur des Khmers. Sa beauté, qui au XVIe siècle émouvait déjà le cœur du voyageur chinois Tchéou Ta Kouan, est ce qui frappe le plus le visiteur étranger, n'est en effet pas l'apanage exclusif d'un petit nombre : dans les campagnes, au moment de la récolte du paddy, on constate que chaque Cambodgienne recèle cette grâce et cette élégance natives qui sont comme un éternel présent des dieux.

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Lorsque le soir descend, elles vont se baigner dans le fleuve ou les rivières, visage brun et regard noir émergeant de l'encadrement d'une longue et sombre chevelure. Beautés ignorées qui s'accordent harmonieusement avec l'exubérante végétation qui les entoure. Qu'elle soit dans les rizières ou dans les palais, elle est digne des plus fervents hommages. Immortalisée sur les bas-reliefs angkoriens en tant que créature d'essence divine, apsara et danseuse du paradis d'Indra, la femme cambodgienne mérite bien d'être connue à l'étranger.

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Mais alors vous allez me dire et les hommes cambodgiens quand est ce qu’il va en parler Pat ? Ah bon, il y avait des hommes au Cambodge ?… Alors , il faudra que j'en parle lors d'un prochain voyage.

 

                       DIAPORAMA CONNAISSANCE


 
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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 20:14

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Incroyable aussi la présence de plus de deux mille Apsaras qui sont dispersées sur les murs du temple, ces danseuses à la poitrine nue dont aucune n’est identique à une autre, ni par sa gestuelle ni par les traits de son visage. De façon très symbolique, le sanctuaire central est encerclé par des douves et trois galeries successives, et on y accède par une chaussée pavée de 200 mètres de long .

Cambodge-5199.JPGDouze escaliers abrupts mènent au sanctuaire, symbolisant les difficultés nécessaires pour accéder au royaume des dieux, et cinq tours en forme de lotus constituent le centre du monument, lui donnant ses caractéristiques architecturales grâce auxquelles on le reconnaît de loin dès le premier coup d’œil. L’importance de cet édifice, sa beauté et sa richesse, font qu’il est devenu le symbole du Cambodge, figurant même sur son drapeau.

Cambodge-5121.JPGLes décorations ornant les murs du temple forment un ensemble d’histoires gravées dans la pierre, relatant les légendes khmères grâce aux images et aux bas-reliefs. Ces derniers, gravés dans le grès sur une hauteur atteignant 2 mètres, couvrent, si on les totalise, une superficie de plus d’un kilomètre carré. A certains endroits, ils offrent une apparence brillante : ce sont les mains des pèlerins qui ont ainsi poli les surfaces en venant se recueillir au Temple pendant des centaines d’années.

Cambodge 5118On peut admirer à travers ces bas-reliefs la légende du Dieu Vishnou, la Bataille de Kuruksetra, l’histoire du roi Suryavarman, la Bataille de Lanka, le Combat des Dieux Asura contre les dieux Deva, entre autres moments de la mythologie hindouiste. Angkor est le plus grand site archéologique de toute l’Asie et meme du monde. S’étendant sur quelque 400 km2 couverts en partie par la forêt, le parc archéologique d’Angkor recèle les admirables vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer qui rayonna entre le IXe et le XVe siècle : le célèbre temple d’Angkor Vat et, à Angkor Thom le temple du Bayon orné d’innombrables sculptures.

Cambodge-5127.JPGL'art khmer, tel qu'il s'est développé à Angkor, exerça une influence profonde sur une grande partie de cette région, et joua un rôle fondamental dans l'évolution qui la caractérise. L'architecture khmère s'est largement développée à partir de celle du sous-continent indien, dont elle s'émancipa toutefois rapidement en développant ses propres caractéristiques, dont certaines se sont formées de manière indépendante, tandis que d'autres ont été empruntées aux traditions de cultures proches, donnant ainsi naissance à un nouvel horizon artistique dans l'art et l'architecture de l'Orient.

Cambodge-5137.JPGAu commencement du IXe  siècle, les deux États qui couvraient le territoire du Cambodge actuel furent réunis par Jayavarman II, qui jeta les bases de l'Empire khmer, qui devait demeurer la principale puissance du sud-est de l'Asie pendant près de cinq siècles. L'un de ses sites se trouvait au centre du Cambodge, au nord de Tonle Sap (le grand lac) où un demi-siècle plus tard le fils de Jayavarman, Yashovarman, fonda Yashodapura (la ville prit ensuite le nom d'Angkor), qui devint alors capitale permanente de l'Empire khmer jusqu'au XVe  siècle.

Cambodge-5142.JPGL'architecture mélangera pour chaque période les influences hindouistes tout d'abord puis successivement les différentes branches bouddhistes. Le bouddhisme au milieu du XIVe siècle, sous sa forme theravāda sera à son apogée après la branche  mahāyāna. Cette nouvelle voie religieuse, beaucoup plus simple dans son approche du sacré, généralisera les constructions légères dont seules subsistent quelques terrasses bouddhiques, réemployant souvent les blocs de pierre des édifices antérieurs. Ensuite, le déclin du royaume Khmer sera rapide, son territoire rétréci par la sécession des Thaïs du Royaume de Sukhothaï et ravagé par des guerres incessantes avec ceux-ci.

5161.JPGAngkor sera définitivement abandonnée comme capitale vers 1431, après sa prise par les thaïs du Royaume d'Ayutthaya. Le site sera laissé à l'abandon et, pour la plus grande part, enseveli sous la végétation foisonnante de la jungle tropicale. La période sinistre des Khmers rouges avait rendu le site inaccessible aux visiteurs mais malheureusement pas aux pillards. Par précaution de nombreuses pièces sont aujourd'hui à l'abri au musée de Phnom Penh. Angkor a connu l'un des effondrements les plus méconnus de tous les temps. Le royaume khmer à son apogée domina une large frange de l'Asie du Sud-est, de la Birmanie, à l'ouest, au Viêt Nam, à l'est.

_5234.JPGSa capitale, Angkor, comptait pas moins de 750 000 habitants et couvrait une superficie d'environ 1 000 km². À la fin du XVIe siècle, lorsque des missionnaires portugais découvrirent les tours en forme de lotus d'Angkor Vat, le temple le plus sophistiqué de la cité et le plus vaste monument religieux du monde, la capitale de l'empire agonisait déjà. C'est en 1861, début de la conquête de la Cochinchine par la France, que le naturaliste Henri Mouhot explorant la région avec l'abbé Sylvestre permet la redécouverte d'Angkor Vat puis d'Angkor Thom.

Cambodge-5238.JPGDepuis le début du XXe siècle, le site d'Angkor est patiemment réhabilité par des archéologues, notamment par ceux de l'École française d'Extrême-Orient. Angkor Vat est l'aboutissement parfait du Temple khmer : son plan, magnifiquement ordonné et équilibré, n'a d'égal que les belles proportions de son élévation. Ses décorations, particulièrement riches, et ses bas-reliefs, exceptionnellement composés et ciselés, constituent un « recueil de légendes sur pierre » d'une valeur et d'un intérêt iconographique rares.

Cambodge-5242.JPGPas de doute, Angkor excite l'imagination et favorise l'inspiration. Le Temple se présente sous la forme d'une haute pyramide à trois degrés sur laquelle sont posés le sanctuaire central et quatre tours en quinconce. Il est entouré par quatre enceintes qui sont circonscrites par une large douve. Angkor Vat est un Temple, mais aussi un tombeau construit du vivant du roi, dans la première moitié du XIIe siècle. Un Temple où Suryavarman II, Dieu Roi, s'identifie à Vishnou. Un tombeau où, à sa mort, ses cendres seront déposées. Déifié, il sera vénéré sous le nom posthume du « Roi qui est allé au suprême séjour de Vishnou ». Suivant la coutume brahmanique, on lui rend hommage par le rite funéraire qui consiste à tourner autour du Temple dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre.

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Après avoir  gravi quelques marches, on arrive sur une sorte de terrasse cruciforme défendue par des lions de pierre assis et par des naga dressés, malheureusement dégradés. Ils constituaient le départ d'une balustrade sur dés, aujourd'hui en grande partie disparue. Se développe ensuite, vers l'est, une allée large de 12 m et longue de 250 m, pavée de grandes dalles de grès sur lesquelles on pourra remarquer les sillons laissés par les roues des charrettes. Un débarcadère se situe de part et d'autre du milieu de la chaussée, une volée de marches permettant de descendre jusqu'au niveau du plan d'eau des douves. Ces degrés sont encadrés par des murs d'échiffre, supportant des lions de pierre.

Cambodge-5246.JPGLes douves qui enserrent la quatrième enceinte composent deux magnifiques plans d'eau, uniquement séparés par les chaussées ouest et est. Larges de 200 m, elles couvrent une surface de 96 ha. A l'extrémité de la chaussée ouest, plusieurs marches permettent d'atteindre le sol dallé du grand pavillon d'entrée (gopura), qui marque un des axes du mur de l'enceinte la plus extérieure, séparée des douves par une berge de 30 m de large. Le mur d'enceinte, de plus de 4 m de haut, est bâti de blocs de latérite reposant sur une forte base moulurée.

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Comme plusieurs Temples khmers, Angkor Vat comporte, au centre du sanctuaire, un profond puits. Les fouilles effectuées dans ce puits en 1935 ont permis de découvrir à 23 m de profondeur le dépôt de fondation du Temple sous la forme de deux blocs de latérite superposés qui enfermaient dans une cavité circulaire, creusée dans le bloc inférieur, deux feuilles d'or martelé, posées sur de la latérite concassée, séparées entre elles par quatre autres feuilles d'or de forme carrée, recouvertes de sable pur très fin, auquel étaient mêlés deux saphirs de couleur blanche.

Cambodge-5289.JPGDepuis l'entrée du site, on traverse le pont qui enjambe les douves de près de 200 mètres de largeur. On franchit la première enceinte par un gopuram latéral (le gopuram porte monumentale d'enceinte de temple central est interdit par mesure de sécurité). La façade intérieure de cette enceinte est ornée de nombreuses apsaras Danseuse céleste délicatement ouvragées. Puis l'on suit une longue allée de quelque 350 m, donnant accès à la seconde enceinte. De part et d'autre s'élevait autrefois la ville dont il ne reste rien car les bâtiments étaient en bois. Seule la pierre était réservée aux Dieux. Deux bâtiments appelés à tort "bibliothèques" par les archéologues sont placés, de part et d'autre, ainsi que deux bassins maigrichons où s'épanouissent des nénuphars roses.

Cambodge-5412.JPGPuis un escalier donne accès à une terrasse cruciforme. C'est de là que l'on pénètre, par un gopuram, dans la seconde enceinte du temple. Les longues galeries, à droite et à gauche, recèlent d'immenses bas-reliefs que l'on visitera plus tard. On pénètre dans une cour intérieure, le cloître cruciforme, divisée en quatre parties, chacune pourvue d'un bassin de pierre. Sur la partie sud a été installé un autel dédié au Bouddha L'Eveillé. On y voit également quelques statues mutilées, victimes, elles aussi, de la guerre civile.

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Nous apprécions davantage les jolies apsaras sur les portes monumentales d'enceinte de temple qui, ça et là, agrémentent les murs. Des escaliers nous mènent à l'étage suivant de la troisième enceinte. On pénètre ainsi dans la cour au centre de laquelle s'élève, tel un château-fort, la partie centrale du monument. Les quatre escaliers qui y donnent accès sur les différentes faces sont actuellement fermés. Nous sommes donc limités à faire le tour de cette cour pour rechercher les différents points de vue sur les cinq tours (quatre gopurams et la tour centrale), qui constituent le cœur du temple. On redescend ensuite au niveau de la galerie périphérique où s'étalent les bas-reliefs muraux sur près de 600 mètres au total.

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Tout est impressionnant et on est fasciné par le génie des architectes d'Angkor. Meme en prenant 3 jours pleins , il est impossible de pouvoir tout visité de cette fabuleuse cité. Il y a tant encore à découvrir....

                             DIAPORAMA D'ANGKOR VAT


 
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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 08:45

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Avec Soso, je suis partis au Cambodge et au Vietnam sans certitudes mais avec des images empruntées depuis plusieurs années par nos amis cambodgiens (stephane et sa soeur Chamroen) ,des rêves, des fantasmes, et ils se sont peu à peu dissipés pour devenir des émotions, des souvenirs, des échanges ; c’est sûr, ce voyage nous a touchés même si l’on ne sait pas encore dans quelle mesure et sans que la question soit importante ; oui il a changé quelque chose, oui nous sommes toujours les mêmes et nous sommes différents à la fois, oui ces gens, ces lieux, ces monuments, ces moments ont laissé leur empreinte, tout est neuf et tout est différent, alors il n’y a pas de fermeture, alors il n’y a pas de parenthèse mais un voyage qui continue de vivre en nous et sans doute pour toujours.

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Le Royal Bay Inn tenu par des Franco Cambodgiens

 

Chacun vit sa vie comme il peut, comme il veut, où qu’il soit et la découverte et la rencontre d’autres rêves, d’autres valeurs, d’autres priorités, d’autres croyances, d’autres cultures, c’est un peu une bouffée d’oxygène, un coup de pied dans les habitudes, une vue qui s’élargit, des a priori qui tombent, une bulle de certitudes qui éclate, et ça fait du bien, et c’est essentiel ! Alors voilà quand on a intégré tant de besoins et qu'ils nous semblent tous vitaux. Dans un pays comme le Cambodge, on se rend compte qu'on a vraiment trop de choses, et qu'on passe beaucoup trop de temps coupés des nôtres pour acquérir tous ces biens superflus.

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La France a oublié un petit peu tout cela et je ne commencerai pas à polémiquer sur les causes politiques de ces dernières années et sur les effets néfastes qui rongent notre société à cause de ces politiciens à qui j'en voudrais toujours d'avoir saboté mon beau pays, surtout que les extrémistes sont en train de taper à notre porte et ça, c'est un terrible malheur. Les derniers jours à Bangkok, je sentais ce départ pour l'Europe imperceptiblement qui se rapprochait, le départ de ce même aéroport, et pourtant, une infinité de petits riens a tout changé et me voilà autre que celui qui est parti. Je ne suis peut-être pas plus avancé, je n'ai peut-être pas compris plus de choses, sûrement même je ne sais rien mais au moins je sais que je ne sais rien (comme dirait l’autre).

cambodge3-5622.JPG Sortie d'école

 

Ce voyage au Cambodge a été très enrichissant, très intéressant, et surtout fort en émotion ! Comme vous avez pu le constater, ce fut un voyage à la fois rempli d’aventures, d’émotions et en même temps c’est resté de vraies vacances ! Entre la visite des temples, les randonnées, les sauts, les marchés, le train, le bus ou les touk touk, les deux orphelinats, tous ces beaux paysages et bien entendu les cambodgiens !

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Les cambodgiens sont très gentils, toujours souriants, très serviables et bosseurs. Le fait de voyager avec nos amis qui nous ont tout le temps accompagné a vachement aidé à notre intégration dans le pays, mais aussi à passer facilement les entrées sans avoir à payer le tarif touriste par exemple ou à côtoyé un Prince et une Princesse, un ministre et une ministre, un écrivain et un journaliste véteran du Vietnam.

cambodge3-5648.JPGDéjà je ne m’attendais pas à ce que les grandes villes comme Phnom Penh et Siem Reap soient aussi développées. Les cyber-cafés, fast-foods et grands centres commerciaux commencent à pousser un peu partout, un début de démocratie et de liberté. Après, c’est l’architecture des maisons, l’ambiance générale qui règne dans les rues, les marchés locaux et autres échoppes dans la rue, mais aussi le comportement des cambodgiens, qui font que le Cambodge reste un pays authentique. Les cambodgiens ont le sourire, ils sortent lentement du cauchemar absolu et l`avenir semble prometteur.

cambodge3-5674.JPG la mousson quand ca tombe , ca tombe !

 

Alors voilà. On a intégré tant de besoins qu'ils nous semblent tous vitaux. Dans un pays comme le Cambodge, on se rend compte qu'on a vraiment trop de choses, et qu'on passe beaucoup trop de temps coupés des nôtres pour acquérir tous ces biens superflus (le iPigeon 5 par exemple). L'intense activité et la vitalité qui existent à la ville comme à la campagne, les sourires et les rires omniprésents empêchent tout misérabilisme. Les Cambodgiens sont un peuple heureux. Ils vivent majoritairement à la campagne, où peu d'argent suffit.

cambodge3-5707.JPGÀ Phnom Penh, il y a beaucoup d'activités, de déplacements. Les gens travaillent tout le temps, mais différemment. Beaucoup du travail visible à la ville consiste à attendre le client, ce qui en soi n'est pas épuisant, surtout quand ça se passe en famille, à la maison. À la ville, et dans les petits bourgs le long des routes, les cafés sont remplis d'hommes. Il règne une certaine nonchalance, malgré le bourdonnement des motos omniprésentes comme une ruche.

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Avec le prince Norodom et sa collection d'hélico 

À la campagne, il y a le dur travail des rizières, qui n'a pas changé depuis la nuit des temps et qui occupe la majeure partie de la population. C'est un travail collectif, rythmé par la pousse du riz qu'on repique, des mauvaises herbes qu'on arrache. Ils possèdent leur maison bâtie souvent par eux-mêmes, en bois, en bambous, avec des toits de palmes. Ils n'ont pas de loyer à payer, l'eau n'est pas chère, l'électricité l'est un peu quand elle existe !

cambodge3-5673.JPGIl n'y a relativement peu de chômage tel que nous le connaissons, il y a plein de petits boulots informels; mais avec la crise, des centaines de milliers d'ouvrières ont été licenciées et sont retournées dans les campagnes. Les ONG, très nombreuses au Cambodge, ne suffisent pas et servent à pallier le désintérêt de l'État, qui par exemple n'a pas jugé bon d'inscrire l'éducation au nombre des actions prioritaires pour le développement, comme le sont la santé ou l'agriculture...

cambodge3-5737.JPG Dans la Villa Du Prince Norodom

 

Pour mieux aller à la rencontre des Cambodgiens, il faut quitter les nouvelles routes et la cohue. Vous devez prendre les pistes, dont certaines ont été fraîchement rénovées. Le truc est de se balader avec un but de promenade, un temple hors des circuits classiques par exemple, dont on a appris le nom par cœur. S'arrêter aux embranchements pour demander sa route et en profiter pour faire la causette. C’est le fun qui fonctionne comme souvent chez moi et je ne pourrais pas faire un voyage planifié par un tour operator. Enfin par pour l'instant !

cambodge3-8885.JPGChez Olivier et Nathalie à Bangkok


Quelques mots de cambodgien suffisent bien que nous ayons eu la chance d’avoir nos traducteurs attitrés pour se périple ! Les habitants des campagnes n'espèrent pas pouvoir discuter philosophie avec un étranger. Partager une cigarette ou une tasse de thé en échangeant quelques salutations est un plaisir mutuel. Il est rare de trouver dans les campagnes quelqu'un qui parle français ou anglais. Il faut dire que pour les Khmers rouges, ceux qui parlaient une autre langue étaient forcément des intellectuels...donc à éliminer ! Mais comme partout, une bonne gestuelle remplace beaucoup de mots. D'ailleurs les autorités elles-mêmes, plutôt que de faire des longs discours, préfèrent placarder des affiches très explicites visuellement.

cambodge3-8887.JPGle petit salon d'Olivier et Nath


Quel est le secret des Cambodgiens ? La fin des invasions et occupations successives a-t-elle suffit à leur donner une telle faculté de sourire, d'accueillir, de travailler dans des conditions aussi dures, sans essayer d'arnaquer les touristes ? Je suis inquiet tout de meme : cela va-t-il durer ? Le Cambodge et les Cambodgiens pourront-ils préserver leur charme et leur âme ? Je suppose que le Cambodge actuel est ce que la Thaïlande à du être il y a 40 ans de cela !

cambodge3-8882.JPGA la Frontiere avec le fils du ministre de l'interieur (stephane et chamroen)


Le temps est venu de quitter ceux qui ont accompagné et illuminé ma route asiatique pour mieux retrouver ceux qui sont ma lumière du quotidien... ma famille et vous mes amis blogueurs ! A Bientot Cambodge, j'espere te retouver encore intact ...
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:05

Cambodge 4555

On découvre Angkor en cheminant sur les digues enjambant les rizières, ou en empruntant des chemins forestiers et en traversant les villages lacustres. Une façon différente de se préparer à l’enchantement que sera « cette balade au pays des sourires de pierre », pour reprendre l’intitulé séduisant de ce circuit. Érigée sur plusieurs centaines de kilomètres carrés, la mégapole d’Angkor est l’ancienne capitale des rois khmers. Ses sanctuaires, voués aux panthéons hindou et bouddhiste, ont principalement été construits entre le IXe et le XIVe siècle.

Cambodge-4182.JPGLeur monumentalité et la pierre employée pour leur construction ont permis qu’ils arrivent jusqu’à nous. Ils sont les seuls témoignages architecturaux d’une cité dont l’étendue n’a pas d’équivalent connu dans l’histoire de l’humanité. Le site d'Angkor, vaste comme la métropole new yorkaise, abrite plusieurs centaines de temples, dont certains sont incontournables :

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Angkor Vat, plus beau témoignage de l'art khmer avec ses cinq tours en quinquonce, ses galeries et ses bas-reliefs, le Bayon, composé d'un grand sanctuaire et de cinquante-quatre tours ornées du visage du roi Jayavarman VII. C'est le temple emblématique de la cité d'Angkor Thom, ancienne capitale khmère, Ta Prohm, temple abandonné à la jungle, où les racines des fromagers enserrent des pierres qui se balancent parfois dangereusement, Phnom Bakheng, temple célèbre pour la vue qu'il offre sur Angkor Vat au coucher du soleil, les temples de Preah Khan, Ta Som, Pre Rup et Beng Mealea, les monuments de Roluos, construits au IXe siècle,

Cambodge-4187-copie-1.JPGBanteay Srei (à 32 km au nord de Siem Reap) : temple hindou taillé dans du grès rose dont les sculptures sont particulièrement raffinées, Kbal Spean (à 50 km au nord-est de Siem Reap) : sculptures taillées sur la pierre dans la rivière aux mille Linga, que l'on peut observer après une randonnée de 2 km dans la jungle. Notre première visite sera pour Angkor Thom, ou "Grand Angkor", qui désigne la cité royale entourée d'une haute enceinte construite par les souverains d'Angkor vers la fin du 12ème siècle sous le règne du roi Jayavarman VII.

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Les premiers travaux commencèrent peu après qu'Angkor ait été repris aux envahisseurs Cham par Jayavarman VII. La cité fut édifiée à l'intérieur d'un quadrilatère délimité par des douves de 100 mètres de largeur et une enceinte de murs de huit mètres de haut. Ces murs, orientés Nord-Sud et Est-Ouest, sont percés, aux points cardinaux, de quatre superbes portes fortifiées, ainsi que d'une cinquième Porte, vers l'Est, la Porte de Victoire qui donnait directement accès au Palais Royal.

Dans le périmètre d'Angkor Thom restent divers monuments dont les principaux sont le Bayon, le Baphuon, le Phimeanakas, ainsi que la terrasse des Eléphants et la Terrasse du Roi Lépreux, ainsi que quelques autres bâtisses de moindre importance.

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Le Bayon est l'un des monuments majeurs d'Angkor. Il a été popularisé par les tours de pierre sculptées de magnifiques têtes regardant les quatre horizons. Datant de la fin du 12ème siècle et dédié au Bouddha l'eveillé, ce temple fut édifié par le roi Jayavarman VII (1181-1218) dans un style très spécifique. On le considère comme le plus surprenant des monuments que construisit ce roi. Postérieur de quelque cent ans à Angkor Vat, ce temple-montagne (la tour centrale figure le Mont Meru, l'axe du Monde dans la mythologie hindoue) semble avoir été construit sur un temple plus ancien.

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Le Bayon lui-même connut diverses transformations pendant près d'un siècle. Cette édification par étapes montre que l'on a longuement cherché avant de s'arrêter sur la forme définitive. Ceci explique probablement l'aspect quelque peu désordonné et fort complexe de la construction. On arrive sur le site par l'est en traversant un pont à Naga Serpent mythique, gardien des Mondes souterrains. Le premier gopuram perce le mur de l'enceinte extérieure. En suivant dans le sens des aiguilles d'une montre la galerie qui longe ce mur extérieur, on admire de remarquables bas-reliefs. Ceux du mur sud, en particulier, illustrent des scènes des batailles historiques qui se sont déroulées entre les Khmers et les Cham (du royaume Cham, sur le territoire de l'actuel Vietnam).

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On notera les différences de vêtements entre les guerriers Khmers et Chams. On distingue aussi les Khmers des tribus vêtus de simples pagnes. Ces scènes de batailles montrent les armées en marche, les archers, les éléphants d'attaque. Des scènes de cour, des dames cueillant des lotus et se promenant en bateau... Les dieux ne sont pas oubliés : on voit Vishnu Dieu protégeant l'Univers surmonté d'une Apsara Danseuse Céleste volante ou bien encore entouré de dévots, un Shiva barbu.

Cambodge-4325.JPGTrès évocatrices encore sont les parties basses des bas-reliefs qui relatent la vie de tous les jours à cette époque, par exemple un combat de coqs, de sangliers, cuisinier faisant cuire des brochettes, le marché, une partie d'échecs, la naissance d'un enfant, potier, jongleur, lutteur..., ainsi que différents animaux. Deux ermites grimpent dans un arbre pour échapper à un tigre, un gros poisson avale un cerf. Certaines parties des murs montrent des bas-reliefs commencés mais non terminés, ce qui indique la cessation des travaux dès la mort de Jayavarman VII.

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Le deuxième niveau du temple est également entouré d'un mur et d'une galerie à bas-reliefs mais la réalisation en est nettement moins intéressante. Le troisième niveau est une terrasse à peu près circulaire, limitée par une balustrade de Naga, où se dressent les nombreuses tours à visages et, au centre, la haute tour du sanctuaire central.

Cambodge-4526.JPGLes tours à visages sont au nombre de 37, mais elles ne portent pas toutes des visages orientés vers les points cardinaux. L'ensemble est saisissant. On pense que ces visages représentent Avalokitésvara Boddhisattva (littéralement le Seigneur des Mondes en sanscrit), le Boddhisattva de la Compassion dans la tradition bouddhiste du Mahayana Bouddhisme du Grand Véhicule, à moins qu'il ne s'agisse du roi Jayavarman VII divinisé.

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Plus loin, à l'est de l'esplanade du palais royal, a été édifié un petit pavillon ouvert où l'on a installé une remarquable statue du Bouddha L'Eveillé dans sa représentation avec une canopée de Naga autour de la tête. Cette statue de 3,60 m de hauteur fut découverte en 1933, brisée en plusieurs morceaux, au fond du puits qui se trouve sous le sanctuaire central du Bayon. On pense que la statue aurait été jetée là au 13ème siècle, lors du retour en force de la religion hindoue.

Cambodge-4560-copie-1.JPGOn continue notre visite vers le complexe monastique bouddhiste de Ta Prohm, édifié au début du 12ème siècle pendant le règne du roi Jayavarman VII qui le dédia à sa mère. Celui-ci est d’une expérience unique car il permet de se faire une idée de ce qu'ont vécu les premiers archéologues français qui "redécouvrirent" les temples d'Angkor, immergés au milieu d'une végétation tropicale dense d'arbres gigantesques.  Plus, proche d'Angkor Vat, sa visite en est facile, peut-être trop, à en juger par l'abondance des touristes qui s'y pressent. Il faut parcourir environ 300 mètres d'un large chemin dans une jungle aux grands arbres pour y accéder.

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Plus on s'en approche, plus les arbres deviennent énormes. Les plus gros sont les "slengs", selon les pancartes qui les nomment. On pénètre dans l'enceinte de ce temple bizarre car il est complètement enserré entre les racines de grands arbres, des fromagers pour la plupart. Les fromagers ont des racines et des troncs gigantesques qui tels une pieuvre se glissent partout entre les voûtes et les colonnes et finissent par broyer ce que l'homme a bâtit pour durer toujours.

Cambodge-4561.JPGDe nombreuses pierres sont à terre ou en éboulis mais subsistent néanmoins des éléments architecturaux : murs, portes, petites tours, souvent ornés de fins bas-reliefs de devata et autres personnages. Certains apparaissent entre les arbres comme des fantômes. L'accès de ce lieu et la déambulation de nombreux touristes sont facilités et parfaitement organisés grâce à des passerelles en bois.

Cambodge-5012.JPGLes fouilles de ces ruines fournirent, en leur temps, un trésor de pierres précieuses et d'or. C'est que ce temple était fort riche car il contrôlait l'activité économique de quelque 3000 villages alentour. Notre première journée a Angkor est fabuleuse et nous n’avons pas encore vu le temple principal « Angkor Vat » la merveille des merveilles….

 

                                   DIAPORAMA D'ANGKOR


  
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