Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 19:00

Cambodge-4729.JPG

Le sarong est porté pour aller au temple les jours de fêtes. Le sarong khmer se reconnait au motif géométrique particulier qui est tissé selon la méthode de l'ikat. Il fait partie intégrante de la tenue de cérémonie traditionnelle.
Le sarong en soie ne se porte que pour des évènements culturellement important de la vie cambodgienne comme les mariages, les décès, les fêtes bouddhistes à la pagode.   La richesse de chaque sarong donne un éclat de somptuosité aux cérémonies religieuses qui contrastent avec la vie réelle de ces familles cambodgiennes.

Cambodge-4629.JPGCambodge-4633.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nos jours, pour la vie quotidienne les femmes cambodgiennes préfèrent porter le "pyjama" au détriment du sarong en coton. Par contre il n'est pas rare de voir les hommes dans les campagnes ou les femmes âgées porter le sarong en coton comme tenue de tous les jours. Le sarong est alors avec des motifs de fleurs pour les femmes et des carreaux pour les hommes.

Cambodge-4649.JPGLe sarong peut aussi être utilisé pour aller se laver. En effet, dans les campagnes il n'existe parfois pas de lieu intime pour se laver. Les hommes et les femmes portent alors le sarong pour protéger leur intimité. L’identité culturelle du Cambodge prend toute sa mesure dans l'art khmer du tissage de la soie dont le sarong est un des exemples. La qualité du tissu nécessite plusieurs jours de tissage.

Cambodge-4639.JPGCambodge-4656.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sarong est tissé dans certains villages qui ont développé cet artisanat traditionnel. Les métiers à tisser sont installés sous les maisons et les femmes tissent hors de la période des travaux de la riziculture. L'art du tissage de la soie est ancestral, le sarong en soie porte des motifs traditionnels. Les soieries tissées main sont de première qualité.

Cambodge-4653.JPGMalgré le coût financier de la soie, les cambodgiens attachent une grande importance à leur tenue et leur apparence lors des fêtes religieuses.
Sur l'origine du sarong au Cambodge, des statues khmères du VI ème siècle font déjà preuve de l'existence de ce vêtement.

cambodge2-4654.JPGLes Apsara sont des nymphes célestes d'une grande beauté, sorties des flots lors du barattage de la mer de lait. Ce sont les compagnes des Deva (entités bienfaisantes) autant que des Asura (démons).
Elles symbolisent le plaisir des sens et de l'esprit. On dit qu’elles connaissent 64 manières d'éveiller les sens. Lorsqu'un ascète acquiert trop de pouvoirs, le dieu Indra lui envoie quelques Apsara, auxquelles il ne peut que succomber et en perdre ses pouvoirs.

cambodge2-4661.JPGElles sont généralement représentées comme de belles jeunes filles aux courbes sensuelles, légèrement vêtues et aux seins nus.
Les divinités représentées en bas-relief sur les murs des temples khmers de Angkor vat par exemple sont des aspara  qui sont  en réalité du nom de Devata. Au niveau de leurs tenues, les apsaras sont très richement vêtues. Elles portent en effet de somptueux costumes et sont parées de bijoux aussi délicats que luxueux.

cambodge2-4666.JPG Taillés dans la pierre par un savoir-faire séculaire, leurs visages mélanésiens sont d’une finesse qui confine à la perfection. Il y a presque un millénaire, les tailleurs de pierres ont réussi à reproduire chaque détail dans les costumes, les parures, les visages. Une pierre faite dentelle, qui exprime la grâce des danseuses au fameux sourire. « Apsara » est un mot sanscrit qui signifie : « femmes qui marchent sur l’eau ». Dans la mythologie reprise par les Khmers indiens, les Apsaras étaient des demi-déesses, sorte de nymphes à la beauté séduisante, qui habitaient les cieux et les airs. Angkor Wat était le temple du Dieu-Roi. Médiatrices entre le ciel et la terre, les danseuses avaient statut de divinités.

cambodge2-4671.JPGcambodge2-4669.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Deva (dieux en sanskrit) qui étaient alors mortels, épuisés par leur lutte pour la maîtrise du monde, ont décidé d'unir leurs forces à celles des Asura (êtres divins et puissants principalement connus pour faire le mal) afin d'extraire la liqueur d’immortalité, appelée l’amrita. Après de nombreux efforts, le barattage produisit des objets et des êtres merveilleux dont les apsaras. Il faut savoir que les Deva et les Asura étaient opposés les uns aux autres. Les apsaras sont ainsi associées aux rivières et à la mer. C’est la raison pour laquelle, on leur adjoint des oiseaux comme le cygne.

cambodge2-4675.JPGLes apsaras sont également les filles de Sattwa et les épouses des gandharvas. Ces derniers sont des hommes-chevaux, ils peuvent être chanteurs ou musiciens. Les apsaras sont représentées en tant que danseuses et sont célèbres pour leur beauté ; elles pourraient être considérées comme l'équivalent des néréides de la mythologie grecque. Selon la légende, les apsaras émergent des eaux pour séduire les hommes ; ceux qui les repoussent deviennent fous, tandis que ceux qui les acceptent comme maîtresse ou comme épouse gagnent l’immortalité.

cambodge2-4682.JPGLes apsaras ont connu différents rôles à travers le temps. Elles symbolisent dans tous les cas l’excès et sont représentées comme des tentatrices, quel que soit l’objet de leurs interventions. Elles représentaient une famille mortelle jouissant d’une liberté sexuelle assez grande.

cambodge2-4693.JPGcambodge2-4697.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans certaines régions, les apsaras sont vénérées dans le cadre du culte de la déesse Mère, en association avec les hiérodules, qui sont les prostituées du temple. En effet, les arts de la danse et de la musique étaient fortement présents dans les inscriptions khmères. Il est souvent fait mention de danseuses, de musiciennes dans la liste des offrandes faites à un sanctuaire. Dans certains temples cambodgiens, toucher les seins d’une apsara peut porter bonheur. Apsara, la déesse dansante, et les sculptures des autres divinités dansantes d’Angkor sont les modèles des danseuses apsaras d’aujourd’hui qui apprennent cette discipline.

cambodge2-4707.JPGCes danseuses centralisent leurs chorégraphies sur les mouvements des mains et des pieds, tout en ayant le dos cambré. Les Khmers rouges interdirent la danse des nymphes célestes. Aveuglés par la haine, ils détruisirent les scènes et les bibliothèques du Ballet royal du Cambodge. Grâce au courage d’une professeur de danse, Theay, deux cents partitions purent être sauvées. Dans les camps, elle était parvenue à les cacher. La famille royale du Cambodge (en premier la Princesse Norodom Vichara, puis la Princesse Norodom Bopha Devi) a joué un grand rôle dans le renouveau de cet art qui aurait pu ne pas renaître après la période des khmers rouges durant laquelle 80% des professeurs de danse ont été tués.

cambodge2-4699.JPGcambodge2-4711.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le peuple cambodgien peut enfin renouer avec sa culture, reprendre la parole à travers cette expression artistique. Tous les ans, de très nombreuses jeunes filles souhaitent s’inscrire à l’Académie de Phnom Penh, une branche de l’Université royale du Cambodge. Les études, qui durent plusieurs années, exigent beaucoup de talent, de la ténacité, de la souplesse et une grande résistance physique. La gestuelle est d’une fluidité et d’une souplesse extrêmes. Le seul répertoire de l’enseignement de base ne compte pas moins de 4000 postures codifiées. Les jeunes danseuses passent leur diplôme après 9 ans d’entraînement et d’apprentissage.

*Pour voir un spectacle d'Apsara à Siem Reap, une adresse interressante avec un buffet à volonté pour quelques dollars:

http://angkormondial.com/index.php

 

                          DIAPORAMA DU SPECTACLE


 
Repost 0
biker06 - dans CAMBODGE
15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 09:56

 Cambodge-3978.JPG

Stephane fait le co pilote et dirige notre chauffeur sur les pistes Cambodgiennes

Le souvenir des « Boat People » arrivant dans notre pays n’est pas si lointain que cela pour la génération qui est la mienne ! L’Europe de mes parents avait connu le nazisme, ce pays d’Asie a connu le communisme. Ceux qui en avaient les moyens ont été sauvés et évacués avant l'arrivée des communistes par la voie des airs. D'autres sont partis après par la voie des mers, en espérant être aperçu par un navire voulant bien les accueillir. Ce sont les Boat-People qui ont échappé au plus terrible des génocides.

Cambodge-3998.JPGAncien protectorat français intégré à l'Indochine française, le Cambodge a obtenu son indépendance le 9 novembre 1953, à la fin de la guerre d'Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle (depuis 1947) dirigée par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralité en ce qui concerne la guerre du Viêt Nam, mais soutient en réalité la République Démocratique du Viêt Nam dès 1966, laissant transiter par son territoire des troupes et des fournitures à destination du Front national pour la libération du Viêt Nam. Alors débute le contentieux khméro-vietnamien, des incidents frontaliers qui ont poussé les Vietnamiens à passer la frontière en 1979.

Cambodge-4375.JPGConfronté, à partir de 1967-68, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges* , des rebelles communistes d'inspiration maoïste , avec une économie qui va de mal en pis, Norodom Sihanouk, doit se résoudre à confier le 14 août 1969 la direction du gouvernement au général Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme, en échange d'une aide américaine. Le 18 mars 1970, Lon Nol, poussé par le prince Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en déplacement à l'étranger  et instaure la république khmère. Devenu allié des États-Unis, le Cambodge est alors intégré à la stratégie d'endiguement du communisme en Asie du Sud-est.

Cambodge-4391.JPGAvec l'appui de la Chine (ne l'oublions pas), les Khmers rouges déclenchent alors une véritable guerre contre les forces gouvernementales. En sus de cette guerre civile, le pays est entraîné dans la guerre du Viêt Nam. Dès 1970 les Khmers rouges sont en passe de gagner, mais les États-Unis interviennent et sauvent provisoirement le régime républicain (avril-juin 1970). Mais lorsqu'en 1973 les États-Unis se désengagent de la région, leurs frappes aériennes n'ont pas réussi à arrêter la menace communiste de plus en plus aidées par la Chine et l'URSS. Les Khmers rouges de Pol Pot, avec le soutien de la Chine prennent Phnom Penh le 17 avril 1975 et installent un régime autoritaire maoïste.

Cambodge-4394.JPGL'«Angkar» (organisation) des Khmers Rouges applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des maoïstes chinois, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l'image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, "identifiées" parce que parlant des langues étrangères (Français) ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines , à la malnutrition et aux maladies aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique sans précedent.

Cambodge-5223.JPGCambodge-5270.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 2 millions de victimes directes et indirectes est le plus communément admis. Certains intellectuels voudraient que cette «autodestruction khmère» soit reconnue par les Nations unies comme un génocide, mais elle ne correspond pas à la définition d'un génocide, puisque les critères de choix des victimes ne correspondaient pas à un groupe national, ethnique, racial ou religieux (article 6 de la Cour pénale internationale).

Cambodge-5478.JPGCambodge-5480.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le 25 décembre 1978, le Viêt Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizières, provoquant l'effondrement du régime des Khmers rouges.  Les autorités vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs intérêts et réorganisent le pays selon le modèle laotien et vietnamien. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges au mouvement royaliste appuyé par la Thaïlande fait alors rage dans le pays.

Cambodge-5618.JPGAprès le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam donc la chine, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au pouvoir grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique.

Cambodge-5275.JPGCambodge-5486-copie-1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l'état, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris.

Cambodge-6742.JPGLe Cambodge est aujourd'hui confronté à une série de choix douloureux. Son économie, qui dépend encore très largement de l'aide internationale (en 2001, un tiers du budget de l'État provenait de donateurs internationaux), souffre d'une corruption très importante (pays classé 162e sur 179 de l'Indice de perceptions de la corruption Transparency International en 2007).

Cambodge-6631.JPGCambodge-7446.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreux trafics (pierres précieuses, bois, filières de prostitution, drogues) en direction des pays voisins et un système judiciaire de qualité médiocre pénalisent le développement économique. D'autres problèmes hérités du désastre Khmer rouge obèrent aussi le développement du pays comme la question des terres (le cadastrage est encore loin d'être finalisé) ou l'éducation, le système éducatif ayant été complètement détruit par les Khmers rouges (enseignants assassinés, etc.).

Cambodge-6987.JPGDepuis son arrivée le Premier Ministre Hun Sen s'est rapproché à la fois de la Chine et aussi des États-Unis. Ainsi, deux bases navales américaines ont été ouvertes en toute discrétion il y a quelques années près de Sihanoukville et l'ambassade américaine, récemment construite dans le centre de Phnom Penh, surprend par son ampleur. Qui plus est, une politique d'anglicisation intensive du pays a été également entreprise depuis l'accession de Monsieur Hun Sen au pouvoir. On citera par exemple les "Gendarmeries nationales" devenues "Police Stations", les plaques d'identité des policiers transcrites en anglais (les anciennes, en français, sont vendues au marché noir), l'administration qui est passée à l'anglais ou encore la poste (les timbres ne mentionnent plus "Royaume du Cambodge", mais "Kingdom of Cambodia")...

Cambodge-8445.JPGLa langue française n'est quasiment plus pratiquée ni comprise dans la population, surtout dans les tranches d'âge plus jeunes. L'anglais est véritablement devenu indispensable pour circuler dans le pays, même dans les hôtels ou commerces appartenant à des Français, ou de tradition française, où la langue de Molière n'est plus pratiquée. Dans les commerces et les hôtels, les prix sont affichés en dollar américain, et la plupart des transactions se font dans cette devise (comme la taxe pour sortir du pays, par exemple.)

Cambodge-8363.JPGCambodge-3993.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Actuellement, le secteur touristique et le textile (présence de grandes chaînes internationales de prêt-à-porter) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays. Il y a aussi les casinos ! Le gouvernement cambodgien a eu la roublardise d’ouvrir des casinos à ses postes frontaliers, avec pour résultat l’afflux quotidien de joueurs originaires du Vietnam et de Thaïlande, pays dans lesquels les jeux d’argent sont officiellement interdits.Toutes ces explications m’ont été apportées par un hôte de marque qui nous a si chaleureusement accueillis dans sa résidence privée et qui est un grand défenseur de la démocratie. Un Prince, un Norodom, un musicien à ses heures, un écrivain aussi qui me fit le plaisir de me dédicacer son livre ….

 

                            DIAPORAMA HISTOIRE


*Les Khmères Rouges  ont été éduquées par les Universitaires Communistes Français dans les années 50. De retour au pays ces ignobles individus, ont appliqué Rousseau à la lettre. Ils ont également utilisés les préceptes romantiques de la Révolution Française, dénonciation des parents par leurs propres enfants, utilisé ce précepte terrible qu'est le "Meurtre vertueux" pour assassiner en toute bonne conscience, le crime idéologique, tel que l'ont appliqués nos Révolutionnaires de 1789. Oui ! N'ayons pas peur des mots, ne nous voilons pas la face sur les conséquences  de ceux qui ont légitimé ces dictatures.
Repost 0
free - dans CAMBODGE
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 18:10

Cambodge-5742.JPG

Pour vous déplacer dans Phnom Penh, le mode de transport le plus courant est le Tuktuk (une moto couplé à une petite carriole, tricycle motorisé servant de taxi). Si vous êtes seul préférez les motos-taxis appelé "motodop", vous serez plongez au cœur de la circulation. Si vous préférez plus de confort, faites appeler un taxi. En route pour la capitale du pays !

Cambodge-5746.JPGPhnom Penh, la capitale cambodgienne, fut considérée comme la plus agréable ville de l’Indochine française. Située au confluent du Mékong, elle a tous les atouts pour plaire. Le palais royal de Phnom Penh abrite la fameuse pagode d’Argent dont les 5 000 dalles sont toutes faites en argent et pèsent un kilo chacune. Il abrite également « le bouddha d’émeraude » et un bouddha d’or pesant environ 90 kilos. L’architecture de quelques bâtiments rappelle à tous que le Cambodge, au cours de son histoire, fut bien une colonie française.

Cambodge-5754.JPGCambodge-5765.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Devenue capitale du Royaume à l'époque de la colonisation française, Phnom Penh était surnommée la "Perle d'Asie" dans les années 1920. La ville est construite au croisement de "quatre rivières" : le Mékong amont, le Mékong aval, le Tonlé Sap (un affluent venant du grand lac) et le Bassac, premier bras à se détacher du grand fleuve. Pendant la guerre du Viêt Nam, le Cambodge, y compris Phnom Penh à partir de 1970, fut utilisé comme base par l'armée Viêt cong, et des milliers de réfugiés de tout le pays envahirent la ville pour fuir les combats entre les troupes gouvernementales, les Viêt-Cong, les troupes du sud Viêt Nam et leurs alliés et les Khmers rouges.

Cambodge-5766.JPGPendant les cinq années de guerre civile du gouvernement de Lon Nol, la ville fût enclavée, puis assiégée et bombardée par les troupes communistes. La ville tomba sous la coupe des Khmers rouges. En une journée, la ville fut vidée de la quasi-totalité de ses 2 millions d'habitants, et laissée à l'abandon pendant presque quatre ans.

Cambodge-5777.JPGCambodge-5803.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'école Tuol Svay Prey fut prise par les forces de Pol Pot et transformée en prison et en centre de torture. C'est désormais le musée Tuol Sleng qui avec Choeung Ek, quinze kilomètres plus loin, est un mémorial à ceux qui périrent du fait des horreurs de ce régime communiste. Les Khmers rouges furent chassés de Phnom Penh par les vietnamiens le 7 janvier 1979 et les gens commencèrent à retourner dans la ville. 80% des habitants d'avant la guerre avaient péri suite aux exécutions, aux tortures et aux privations pendant les années du régime totalitaire communiste.

Cambodge-5787.JPGSitué dans l'axe du boulevard Norodom, le Wat Phnom est un monument très célèbre au Cambodge. Surtout par la légende de la fondation de la ville de Phnom Penh. Celle-ci remonte au XVIème siècle, pendant le règne du roi Ponhea Yat : « Il y avait une dame très riche, nommée Pen. Elle n'habitait pas loin de la rive du fleuve, sur une terre flanquée à l’Est d’une butte conique. Un jour que le fleuve grossissait par les pluies et sortait de son lit, Daun Pen (Daun signifie vieille femme) s’approcha de la berge et vit un grand arbre «koki» qui dérivait. Intéressée par récupérer ce bois précieux, elle invita ses voisins à l’aider à se saisir de cet arbre.

Cambodge-5799.JPGPendant qu’elle le débarrassait de ses branches, Daun Pen découvrit dans un creux de l’arbre quatre images de Bouddha en bronze et une statue en pierre. Daun Pen et tous les gens alentour furent très contents de cette trouvaille. Ils ramenèrent les idoles en grande pompe jusqu’à la maison de Daun Pen et construisirent un abri provisoire.

Cambodge-5814.JPGDaun Pen demanda aux habitants de venir l’aider à élever une petite colline (un Phnom). Et ensuite scier le koki, dont le bois devait servir à construire la charpente d’un sanctuaire (wat). En 1372 Daun Pen avec ses voisins édifia ce sanctuaire sur le Phnom et en recouvrit la toiture de chaume (sbau kleang). Elle y plaça les quatre images de Bouddha ». Quant à la statue en pierre, elle l’installa au pied du Phnom à l’Est parce qu'elle venait au fil de l’eau en provenance du Laos. On l’appela Nerk ta Preah Chao (l’esprit de Preah Chao).

Cambodge-5821.JPGEnfin on a invité les bonzes à venir habiter au pied du Phnom à l’Ouest, d’où le nom de Wat Phnom Daun Pen. Maintenant on l'appelle « Wat Phnom».
En montant le dos au boulevard Norodom, on découvre, au niveau du stûpa, dans un abri du côté du passage entre le vihara et le stûpa, une représentation votive de la souriante madame Penh.

Cambodge-5838.JPGCambodge-5842.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Wat Phnom recouvre actuellement environ 5 hectares. Au centre il y a un grand stûpa, visible de toute la ville, sur une base carrée de 26m de côté. La hauteur de ses deux étages s’élève à 42m25. Le temple actuel en briques a été construit en 1925 et contient les restes du Roi Ponhea Yat (1405-1467), ce même roi qui a déplacé Angkor la capitale du Cambodge d’alors, à Phnom Penh en 1435. Aujourd’hui on dénombre 13 stûpas au rez-de-chaussée et 14 stûpas sur la colline.

Cambodge-5891.JPGTrès fréquenté les quatre jours saints du mois et les fêtes bouddhiques comme Pchum Ben (fête des Morts) par les pratiquants, la colline est alors parfumée par les baguettes d’encens qui se consument, pour exaucer un vœu.
Dès les premiers rayons de soleil, on peut voir un vieil éléphant faire un petit tour avec une nacelle sur le dos pour 20000 riels ($4) par personne.

Cambodge-5894.JPGCambodge-5896.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Aux premières heures de la journée, une multitude de petits commerçants, proposent de tout, depuis les objets de culte, jusqu’aux oiseaux porte-bonheur. On trouve aussi des diseurs de bonne aventure pour prédire l'avenir.
Depuis environ quatre vingt dix ans, ce site a été planté d’arbres aux essences spécifiques, constituant un arboretum unique au Cambodge.

Cambodge-5926.JPG Aujourd'hui encore une Mme Daun Pen viendra vous apporter du café  sur les berges du fleuve

 

La ville bénéficie de larges avenues à trois ou quatre voies, dont certaines sont encore bordées d’arbres qui ont résisté à la période tragique des khmers rouges. Un système d’égout fait figure de modernité, dans une ville ou la saison des pluies créé de véritables petits lacs entres différents quartiers. L’entretien de ce réseau d’égouts étant très aléatoire, l’écoulement de ce surplus aquatique se fait sur plusieurs heures.
C’est aussi l’occasion pour les moto-doub d’accroître leur clientèle pour des petits déplacements devenus inconfortables.

Cambodge-5948.JPGJ’aime bien Phnom Penh. C’est une ville attachante, aux mille visages. D’ailleurs ce n’est pas une ville, c’est une immense usine ou tout se fabrique, à même le sol, dans un fond d’échoppe, sur un bout de trottoir, sur un morceau de terre non bitumée. Les trottoirs n’appartiennent plus à la ville. Ils sont à ceux qui s’y installent, moyennant une petite rétribution à la police du quartier. Tout se négocie, rien ne se déclare.

20120515_150016.jpg5763.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Phnom Penh a vécu pendant des siècles au croisement du Mékong et du Tonlé Sap qui s’y rejoignent favorisant une société d’échanges. Aujourd’hui encore de nombreux bateaux partent de Phnom Penh vers des villes de provinces, aux noms évocateurs d’embarcadères (Kompong). Le Cambodge est avant tout un pays d’eau, d’autant plus vrai qu’il est relativement plat dans son milieu, là où vit la plus grande partie de la population. Nous prenons donc un bateau pour descendre le mythique fleuve jusqu'à son delta….

 

                        DIAPORAMA DE PHNOM PENH


 
Repost 0
free - dans CAMBODGE
7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 22:14

Cambodge-6983.JPG

Pour ceux qui aiment une découverte en profondeur d'un pays, la route du lac, ainsi qu'une ballade en bateau à la rencontre des villages de pèche flottants, sont des visites incontournables au même titre que les temples. C'est un des endroits ou l'on se trouve au plus prés de la vie cambodgienne et au contact de leur réalité de tous les jours. Ici, toute la vie se déroule autour de l'eau.

Cambodge-6986.JPGTrès poissonneux, paradis des pécheurs, il abrite des villages lacustres comme kompong depuis la nuit des temps. Une grande partie des marchandises arrivent par le lac et c'est le poumon de Siem Reap, car les grandes routes pour rejoindre les autres villes sont en trop mauvais état. Se rendre dans cet ancestral village de pêcheurs par la route est une petite expédition : en saison sèche, il faut compter environ une heure et demie de transport en mono space depuis Siem Reap. Une partie du voyage se fait sur une route complètement défoncée.

Cambodge 6993Ensuite, pour cinq dollars,  un service de moto-taxi vous conduira par un chemin crevassé (véritable séance de moto-cross de vingt minutes, surtout si la moto s’avère être un vélomoteur) jusqu’à la barque qui vous mènera au village (à nouveau vingt minutes). Sur place, vous pourrez vous restaurer à  des prix tout à fait raisonnables dans une paillotte. Pour 10 dollars, on vous proposera une visite en barque de la forêt inondée.

Cambodge-7007.JPGLorsqu'on rallie Battambang à Siem reap en bateau, on croise une multitude de villages flottants. Le bateau ralentit d'ailleurs à chaque fois pour éviter de créer trop de vagues qui risqueraient d'inonder des habitations.
Ces villages flottants sont une curiosité pour nous les occidentaux car peu habitués à en voir. Ce sont pourtant des villages comme les autres avec lieux de prières, écoles etc. La grosse différence est que l'on s'y déplace en pirogue.

Cambodge 7041En remontant la rivière Sangker, de Prek Toal à Battambang, en navette rapide ou bateau traditionnel, on découvre toute une économie née de l'eau, on fait des rencontres étonnantes qui remettent à l'endroit notre tête bien remplie de certitudes de citadins nantis. Nulle part mieux qu'à Prek Toal, le village flottant qui a fait de l'élevage de crocodiles sa spécialité, jusqu'à sa réserve ornithologique, on mesure combien l'eau est source de vie, et cependant la pollution de la rivière boueuse dans laquelle hommes et animaux pataugent à longueur de journée tempère notre enthousiasme.

Cambodge-6781.JPGGardons nous bien de véhiculer des images idylliques de sérénité et de belle nature. La rivière, en saison sèche, n'est plus qu'un filet d'eau à certains endroits. Le lac Tonlé Sap entre profondément dans les terres à la saison des pluies. C’est à la fois une curiosité naturelle et un atout majeur du développement du pays. Une marée annuelle d’une ampleur exceptionnelle qui inonde les villages et les forêts, entraînant leurs occupants à déménager ou à s’adapter de façon spectaculaire à cet écosystème particulier.

Cambodge-6786.JPGCambodge-6863.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Tonle Sap est le plus grand lac d'eau douce d'Asie du sud est, c'est un site de première importance du point de vue écologique, reconnu en tant que biosphère par l'UNESCO. Il se situe non loin du site historique d'Angkor. La superficie du lac pendant la saison sèche de prés de 2 700 km2 pour une profondeur d'environ un mètre, se voit quasiment multipliée par six quand arrivent les pluies de la mousson. En effet le Mékong est alors en crue du fait  de la fonte des glaces himalayennes et de la rivière qui le relie au lac inverse son cours. On estime alors que la surface du lac peut atteindre 16000 km2 et sa profondeur neuf mètres. En volume cela représente une multiplication par un facteur 70.

Cambodge-6908.JPGDans un pays où le poisson est la source de protéines discontinue, la plupart des villages sont situés le long des lacs et rivières et bon nombre sont conçus en virgule flottante sur les voies navigables. C'est notamment le cas sur les rives du lac Tonlec sap. Kompong Luong est une zone entière de cinq villages flottants situé sur le lac dans la province Pothisat. Comme la plupart des collectivités flottantes, c'est un canton animé de pêcheurs, de constructeurs de bateaux, d’hommes d'affaires et de commerçants, offrant tout ce dont une ville sur les terres sèches peut fournir à sa population.

Cambodge-6927.JPG894.JPG
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'ensemble des cinq villages flottants dans la commune de Kompong Luong, il comprend environ  1214 familles avec une population totale de 6962 personnes. Le plus accessible se nomme Chong Khneas mais si vous poussez la visite plus loin, il y a ceux qui sont encore beaucoup plus intéressants comme : Kompong Chnang, Bak Prea, Prek Toal, Chong Khneas, Phoum Kandal. Pour quelques dollars une barque nous emmène au cœur de ces villages flottants en empruntant les étroits passages entre les habitations, on s’immisce en douceur dans le quotidien de ce lieu. Un moment de sérénité, de découverte et de rencontres dont il serait dommage de se priver.

Cambodge-7063.JPGC’est un des moments magiques du voyage et un souvenir inoubliable, et toujours des gens qui vous sourient même si les conditions de vie sont assez dures et aussi des enfants qui vous saluent avec de larges sourires et de petites mains qu'ils secouent vivement ! Le gouvernement a pourtant acheté des terres à ces gens mais ils sont incapables de vivre sur la terre et préfère vivre dans leur village flottant aux allures d'une petite Venise rurale  plutôt que de vivre dans les maisons en dur et en béton ! Nous sommes au cœur de ce Cambodge magique et mes sens frétillent de plaisirs…. Je savoure l’aventure !

Cambodge-7089.JPGOn l'a appelé le " pays du sourire ". C'est toujours vrai, même si le Cambodge est également devenu, hélas, synonyme de génocide et de terreur. Ce n'est pas le moindre des paradoxes de ce petit Etat tant médiatisé au travers de ce qu'il a donné de meilleur (Angkor) et de pire (les khmers rouges).

Cambodge-7096.JPGMalgré la peur des armes et des mines, encore présentes, malgré ses plaies béantes, comment ne pas tomber sous le charme d'un pays aussi beau et d'une population aussi attachante? Peut-être plus encore que ses passionnants voisins du Sud-est asiatique, le royaume khmer est incroyablement fascinant. Son histoire tourmentée et son peuple immolé peuvent déclencher d'étranges curiosités morbides. Mais ce n'est pas si simple : avant toute chose, plane au-dessus du pays cet étonnant mystère que l'on pourrait appeler magie.

Cambodge-7101.JPG

on décharge les briques du bateau


 Magie des eaux du Tonlé Sap qui, chaque année, inverse son cours, magie des temples de grès étranglés par la jungle et magie de tous ces sourires qui semblent vous inviter à la douceur autant qu'à l'aventure. Comme tout pays " excessif ", le Cambodge entraîne des réactions passionnelles. Certains voyageurs peuvent en revenir choqués, mais la plupart en tombent éperdument amoureux, qu'ils y aient trouvé une cause à défendre ou, plus égoïstement, qu'ils aient enfin découvert cette terre humaine où l'on peut se confronter à soi même. Bref, vous étiez venu pour Angkor, vous reviendrez pour les Cambodgiens, princes du sourire, qui sont sur le point de retrouver ce qui faisait leur force : la douceur de vivre.

Cambodge-7104.JPG7088.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIAPORAMA DE L'ETAPE


 
Repost 0
free - dans CAMBODGE