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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 07:30

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Pour aller à Can tho, il faut prendre le bac sur un des 9 dragons, c'est ainsi que se nomment les bras du Mékong dans son delta. Le delta couvre 40 000 km2 et s'étend chaque année de près de 80m grâce au limons et sables charriés. Cette zone est plantée de mangrove.  Cantho est une ville agréable, sa promenade le long du fleuve est très fréquentée. On se croit au bord de la mer. Le Mékong est long de 4900km et prend sa source au Tibet. Le Mékong n'a que 200km au Vietnam.

cambodge2-6560.JPGLe Marché de Cai Rang est situé pas très loin de la ville de Can Tho. Sur un bras du Mékong, au soleil levant, on aperçoit des centaines d'embarcations équipées d'une longue perche en bambou  au bout de laquelle est planté un ananas, une tomate, un fruit du dragon... C'est ce que vendent les paysans du delta. Chacun a remonté le fleuve sur son sampan chargé d'une pyramide de fruits ou de légumes. Chaque vendeur propose en général un seul produit qui est hissé en haut d'un mât pour être repéré de loin.

cambodge2-6568.JPG C'est ici que vivait le pére de l'amant chinois de Marguerite Duras

 

Le marché est très animé de bonne heure jusqu’à 8-9h. C’est un spectacle très intéressant, tant au niveau social que visuel. Contraste de couleurs étonnant entre les produits des marchands et les eaux marron du Mékong. La voie navigable devient un labyrinthe de centaines de bateaux emballés à la mangue, banane, papaye, ananas, et même des cigarettes de contrebande !

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Les vendeurs n'ont pas à héler le client parce que leurs produits peuvent être vus à  distance et leurs cris ne seraient pas entendus dans l'immensité de la rivière et le bruit des moteurs de bateau. Il y a aussi les petits bateaux qui vendent de la bière, du vin et des boissons qui vont vers les autres bateaux pour servir les spectateurs et visiteurs. Comme dans tout marché d'Asie, on peut bien entendu se restaurer. Les odeurs appétissantes de ces plats mitonnés sur place et de café chaud se mêlent aux effluves de gasoil...

cambodge2-6642.JPGLe marché flottant de Cài Râng est un marché de gros. Les bateaux sont de toutes tailles. De nombreux producteurs paysans viennent ici vendre leur récolte aux grossistes. Tout le delta est très fertile avec 3 moissons par an. C'est le grenier à riz et aux fruits et légumes du pays. On fait un arrêt et une promenade pédestre dans le village de Soc Trang, chef-lieu de la province du même nom,qui se situe à l’embouchure du Mékong. La communauté khmère, qui représente un peu plus du quart de la population provinciale, y a fondé de remarquables temples.

cambodge2-6645.JPGA quelques pas du centre-ville, la pagode d’Argile, Chua Dat Set, a été fondée il y plus de deux siècles par la famille chinoise Ngo. Très différente des autres pagodes khmères et vietnamiennes de Soc Trang, elle ne contient pratiquement que des objets faits en argile, sculptés par le moine Ngo Kim Tong. En une vie, il réalisa des centaines d’œuvres dont certaines véritablement imposantes, comme l'autel sur lequel sont assis mille bouddhas ou un éléphant à six défenses.

cambodge2-6649.JPGAutre création, une tour de treize étages remplie de petits bouddhas et de dragons, s’élève à 4 mètres de haut. On reprend le bateau pour nous rendre au marché flottant de Cai Bè (province de Tiên Giang) qui se tient sur le fleuve Tiên, l'un des bras du Mékong. Réputé pour être au cœur du commerce des fruits de la région, ce marché, l'un des plus importants du Sud occidental. Des milliers de sampans, des norias de péniches se croisent dans un fracas sonore pétaradant.

cambodge2-6653.JPGL'effervescence qui règne en ces lieux est maximale. Les barques chargées de jacques, de durians, de ramboutans, de pamplemousses et d'autres fruits que nous découvrons au fur et à mesure des flots nous proposent un spectacle inoubliable. Nous évoluons au milieu de tout ca en bateau. Les barques qui viennent charger prés des gros bateaux possèdent des moteurs surprenants. Le bloc moteur est pose directement sur un pivot, a l'arrière de la barque, et une grande ligne d'arbre de 3metres de long en sort, avec une hélice tout au bout. Ca fonctionne très bien et semble très maniable. Les moins équipés déplacent leur barque à la rame, debout à l'arrière de la barque, et ca à l'air beaucoup plus technique que le moteur.

cambodge2-6670.JPGNous découvrons plus loin, sur les berges, un petit atelier de transformation de riz : très intéressant. Apres la  récolte, le riz est séparé de son enveloppe brune, et broyé pour faire de la farine. Celle ci est ensuite utilisée pour faire des feuilles de riz (qui enveloppent les nems, ou rouleaux de printemps) : au dessus d'une gamelle d'eau bouillante, un tissu de 60 cm de diamètre est tendu, et on saupoudre un peu de farine de riz dessus. En 30 secondes, la feuille de riz est prête, et est mise à sécher sur un treillage de feuilles de cocotiers.

cambodge2-6673.JPGL'enveloppe brune du riz sert de combustible pour faire bouillir l'eau, et les cendres récoltées, sont utilisées comme compost sur des claies en bambou pour faire germer les prochains plants de riz. La boucle est bouclée, pas de déchets, pas de ressources fossiles utilisées, tout est réutilisé. On continue notre route pour se rendre sur l’ile de My Tho à 72 km de Saigon et qui signifie la bonne herbe parfume, c’est la plus proche ville de Ho Chi Minh et la capitale de la province de Tin-Giang. Elle est situe sur la rive du bras nord du Mékong.

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La campagne environnante constitue l'un des plus luxuriants jardins du Vietnam (cocotiers, bananiers, manguiers). Célèbre pour son horticulture (ici poussent toutes sortes de fleurs exotiques), on l'avait surnommé, à l'époque coloniale " Le jardin de la Cochinchine ". C'est dans cette bourgade méconnue du delta du Mékong que vécut Marguerite Duras jusqu'a son adolescence. Sa mère, institutrice, y dirigeait l'école des filles (toujours la !). Dans cette ville de 30 000 habitants, authentique et sans touristes on peut s'imprégner de l'ambiance d'une petite ville du delta ou subsistent encore quelques maisons coloniales et "la maison du Chinois" (de son roman L'Amant).

cambodge2-6695.JPGDernière étape avant Saigon, Mỹ Tho a été fondée dans les années 1680 par des réfugiés chinois ayant fui Taïwan au moment de la victoire du général Shi Lang de la dynastie Qing sur les derniers partisans des Ming du sud en 1683. La région faisait alors partie de l'empire khmer et elle ne fut annexée par le Viêt Nam qu'au XVIIIe siècle. Du fait de sa proximité de Saïgon, Mỹ Tho est un point d'entrée traditionnel dans le delta du Mékong. Dès le XVIIe siècle, elle était devenue un des plus grands centres commerciaux du sud de l'actuel Viêt Nam.

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Soso dans un cabinet dentaire 

Dans les années 1860, Mỹ Tho, comme Saïgon, joua un rôle stratégique dans la campagne de Cochinchine (1858-1862). La prise de Mỹ Tho le 12 avril 1861 fut considérée comme une étape importante dans l'établissement de la domination française au Viêt Nam. À l'époque de l'Indochine française, l'économie de la ville continua à prospérer, attirant plus d'immigrants chinois, principalement du Guandong (région de Chaozhou). En 1876, la province de Mỹ Tho fut une des six créées dans le sud-ouest de la Cochinchine.

cambodge2-6682.JPGEn 1881, Mỹ Tho devint le terminus de première ligne ferroviaire du Viêt Nam, qui la reliait à Saïgon. Durant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de Vichy emprisonna des étrangers à Mỹ Tho. En mai 1945, les Japonais s'emparèrent de ces camps de crainte d'une attaque alliée. Les étrangers restèrent prisonniers jusqu'à la fin de la guerre, mais leur régime ne fut pas trop pénible, comparé à celui d'autres camps d'Asie du Sud-est. Nous arrivons progressivement à Saigon et mon excitation de voir cette ville est à son paroxysme !
cambodge2-6708.JPGHôtel à Cantho directement sur le Mékong :
http://www.vanphatcanthohotel.com/en/
cambodge2-6756.JPGSi vous avez besoin d’un dentiste : Soso a perdu une couronne et nous avons trouvé le cabinet dentaire dans une petite ruelle au charme typiquement local.
Phong Rang Hung Phu : 469B LE LOI-Chau Doc (Cau Lo Heo)

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                             DIAPORAMA DE CAN THO


 
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 18:20

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Le Mékong est l’un des plus grands fleuves du monde et son delta, compte parmi les plus étendus. Sa source se trouve au Tibet né dans le Qinghai sur les hauteurs de l’Himalaya située à une altitude de 5 224 mètres. Le Mékong fleuve d’Asie du Sud-est irrigue successivement la Chine (la province du Yunnan), borde le Laos à la frontière de la Birmanie puis de la Thaïlande avant de couler au Laos et de revenir à sa frontière, puis traverse le Cambodge où naissent les premiers bras de son delta, qui se prolonge dans le sud du Viêt Nam où il est appelé traditionnellement le « fleuve des neuf dragons ».

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Le fleuve est à l’origine appelé Mae Nam Khong  mais pour raccourcir, ils disent Mae Khong, signifiant « Mère de tous les fleuves ». La source du fleuve, et donc sa longueur finale, est inconnue en raison de l’existence de plusieurs affluents dans un environnement d’accès difficile. Les estimations vont de 4 350 à 4 909 km. Il s’élargit au sud de Luang Prabang, où il a inondé la région jusqu’à 100 mètres de profondeur et sur un rayon de 4 km. Environ 90 millions de personnes dépendent du fleuve. La région dans laquelle ils vivent est le grenier à riz de l'Asie du sud est.

cambodge2-6216.JPGUne promenade en bateau à travers les deux bras principaux du fleuve donne  réellement une sensation d'immensité et d'infini. Par endroits, on a du mal à percevoir les rives tant elles sont éloignées. Entre les deux bras principaux, s’étale un réseau inextricable de cours secondaires, les arroyos canaux construit par les français, qui permettent de circuler à travers un labyrinthe d’îles habitées par des cultivateurs. Ici l’immensité laisse place à des paysages beaucoup plus denses, avec une végétation luxuriante.

cambodge2-6225.JPGPlusieurs compagnies proposent des croisières au fil du Mékong. Les croisières se font sur des bateaux avec tout le confort moderne. Nous décidons de prendre l’une d’entre elle à partir de Phnom Pen la capitale cambodgienne puis de descendre le fleuve jusqu'à sa frontière vietnamienne. La première étape avant d’arriver à son delta sera Chau Doc.

cambodge2-6273.JPGUn Canal sur le Mékong nous mènera dans l’île de Koh Dek Chau, village khmer encore préservé de la civilisation moderne, puis dans le delta gigantesque avec les fermes flottantes, les immenses rizières, remarquables. Le Mékong représente pour les régions concernées bien plus qu’un chemin emprunté par des voyageurs avides de dépaysement : il occupe une place primordiale dans la vie des pays qu’il traverse.

cambodge2-6281.JPGLieu de pêche et de pisciculture, source d’irrigation et de production électrique, voie de transport, accueillant habitations et marchés flottants, il joue un rôle essentiel dans l’économie. Pourtant, cela n’enlève rien à sa beauté et à son atmosphère étrange : tantôt aussi calme qu’un lac aux eaux couleur de thé, tantôt accidenté de gorges et de rapides impétueux, peuplé à certains endroits de poisson-chat géants et à d’autres de dauphins d’eau douce, il se termine en un delta immense et fertile, où les marées sont puissantes comme s’il s’agissait d’une véritable mer.

cambodge2-6302.JPGEt il charrie également, outre de l’or dans ses boues aux abords de Luang Prabang, une jolie légende, dont vous aurez peut-être l’occasion d’observer les preuves : près de Ventiane, au Laos, des boules de lumières montent à la surface du fleuve, manifestations, si l’on en croit les habitants, des dragons ou esprits des eaux.

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  À deux pas de la frontière cambodgienne une petite ville fluviale idyllique  de la province d'An Giang, dans la région du delta du Mékong, au Vietnam. Frontalière du Cambodge, la ville est située près du Hâu Giang (une branche du Mékong traversant le territoire vietnamien) et du canal de Vinh Tê. Châu Dôc est située à 250 kilomètres à l'ouest de Hô-Chi-Minh-Ville. En naviguant sur le fleuve Bassac, affluent du Mékong, et le canal Vĩnh Tế, on a le loisir de percevoir toute l’importance stratégique et commerciale de la ville.

cambodge2-6397.JPGLa ville est proche de la montagne pittoresque du Sam où les vietnamiens vouent un culte à la Dame de la montagne de Sam: Haut de 230 mètres, c'est une sorte de colline inspirée, une montagne sacrée pour les Vietnamiens qui y viennent en pèlerinage. Situé dans la plaine, à 7km au sud-ouest de la ville. Plusieurs temples et pagodes ont été construits au pied du mont mais ses versants sont constellés de petits oratoires creusés dans les rochers.

cambodge2-6399.JPGOn peut en faire en ascension à pied par un sentier qui part du mausolée de Thoai Ngoc Hau qui est un mandarin de la cour de Hue, qui fit creuser le grand canal Vinh Te (du nom de sa femme) pour marquer la frontière avec le Cambodge voisin et faciliter l'irrigation des rizières. Ce canal, long d'une centaine de kilomètres, relie encore aujourd'hui Chau Doc à Ha Tien.

cambodge2-6426.JPGLa pagode Tay An Construite en 1847, est le sanctuaire le plus original, celui que l'on remarque immédiatement en arrivant au pied du mont, grâce à son style mélangeant des formes hindouistes et bouddhiques. Deux éléphants gardent l'entrée de la pagode; celui de droite est blanc et possède six défenses en ivoire.

cambodge2-6428.JPGChâu Dôc est célèbre pour la variété de ses sauces de poisson (en vietnamien : Nuoc mam). Elle est habitée par les communautés de Kinh, Cham, Khmer et Chinoise aux usages authentiques... C’est le lieu de la pisciculture mais beaucoup de foyers se consacrent encore au travail de la soie. Les villages flottants de la communauté Cham élèvent des poissons dans des cages sous leur maison pour extraire la fameuse sauce Nuoc mam et surtout “Mam Tai», une sorte d’anchois. Les maisons flottent littéralement sur des barils de métal, et sont autant leur gagne-pain que leur résidence.

cambodge2-6449.JPGNous sommes accueillis sur l’une d’entre elle par Diêm Hanh une jolie Vietnamienne qui étudie le Français. Elle nous explique que les filets métalliques suspendus en dessous de chaque maison sont ainsi destinés à la pisciculture. Les poissons évoluent dans leur environnement naturel, ils sont nourris, puis facilement capturés. Il y a des truites pesant cinq à sept kilos, le tout destiné au marché local et à l’exportation dans les pays du Pacifique, jusqu’aux Etats-Unis.

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Ici, le luxe se veut discret. On se refuse à construire des immeubles cossus. Mais sur cette terre de contrastes, la pauvreté s’étale sur les rives du fleuve, où les familles de pêcheurs, dans leurs  cabanes sur pilotis, continuent de vivre – survivre - dans des conditions de grande précarité. Cependant la moindre masure est hérissée de son mât de télévision, véritable cordon ombilical.

cambodge2-6489.JPGOn mange bien à Châu Ðốc, une nourriture équilibrée, savoureuse, à base de seiches, fruits de mer, viande et légumes variés. Le marché regorge de ces préparations succulentes fraîchement cuisinées. Emprisonnées dans leurs corsets de feuilles épaisses, dans lesquelles elles ont bouilli plusieurs heures, elles présentent la garantie d’hygiène requise et se conservent quelques jours.

cambodge2-6536.JPGEn ville, entre le port et le marché, il arrive de croiser des jeunes filles chams, revêtues de leur costume traditionnel aux couleurs sobres, modèles d’élégance et de raffinement. Il existe de nombreuses pagodes à Chau Doc qui sont sous influence chinoises et hindous très colorées et peintes. En 2003, le district avait une population de 112 155 habitants. Le quartier de Chau Ðoc s’étend sur une superficie de 100 km ² impressionnant hein ! Chau Doc est l’un de mes meilleurs souvenirs du voyage avec Angkor et Sihanoukville. Je vous le dis tout de suite, Chau Doc est magique. On retrouve l’atmosphère de cette Indochine du début du XXe siècle… celle de Marguerite Duras.
cambodge2-6506.JPGHébergement à l’hôtel Satisfy de Chau Doc :
http://mekongboats-satisfyhotel.com.vn/leisure/about-satisfy-hotel
Petite info entre nous, aller gouter au salon de massage de l’hôtel (massage domino), c’est divin.

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                           DIAPORAMA DE CHAU DOC


 
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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 09:00

20120530_160209.jpg Les deux principaux éléments de la cuisine khmer sont le riz, fournit par les rizières luxuriantes et le poisson,  grâce au Mékong et au Tonlé Sap. Une caractéristique des Khmers en matière culinaire est qu’ils aiment avoir dans un même repas le goût des cinq saveurs, et affectionnent particulièrement l’amer. Au Cambodge comme ailleurs en Asie, les repas ne comportent pas de dessert à proprement parler et, même si le pays regorge de gâteaux et de sucreries, fruits et friandises sont consommés à d’autres moments de la journée.

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soso pile de la canne à sucre pour la réalisation de bonbons

 

La cuisine cambodgienne vous mettra sûrement l’eau à la bouche. Dégustez et savourez toutes les spécialités culinaires cambodgiennes en commençant par une soupe de porc au gingembre appelée « samla chapek », ou encore le « trey aing », du poisson grillé à la façon cambodgienne. Gardez votre ligne en prenant parfois une salade cambodgienne préparée avec du thym citronné, de la coriandre et des feuilles de menthe. Les nouilles de riz sont également conseillées.

cambodge2-5190.JPGLa culture de ce pays, se trouve au carrefour de deux influences, à savoir le mode indien et la civilisation chinoise. Elle a su néanmoins développer un caractère spécifique et de par sa diaspora, sa saveur commence à être connue dans le monde entier. Elle se déguste dans une variété de lieux allant des petites échoppes dans la rue aux restaurants élégants du centre de Phnom Penh.

cambodge2-5492.JPGdu riz cuit sur de la braise dans du bambou avec des haricots noirs et du lait de coco. On déchire le bambou et on déguste le riz chaud ou froid. C’est très bon.


La cuisine cambodgienne se distingue des autres cuisines asiatiques par l'utilisation d'herbes aromatiques et de condiments (prahoc : pâte de poisson fermenté, kroeung). Elle a été enrichie au contact des pays dont elle a subi l'influence: le soja, les pâtes et la cuisson à la vapeur viennent de Chine, les currys et autres sucré/salé émanent de l'Inde.

cambodge2-5540.JPGOn trouve aussi en provenance du Viêt Nam des soupes telles que des phở ainsi que le plat loc lac qui veut dire en vietnamien "secoué" car les morceaux de bœuf sont "agités" dans la poêle, sans oublier les crêpes bánh xèo que les Cambodgiens adaptent selon leurs habitudes et goûts culinaires en ajoutant par exemple du lait de coco dans la pâte. Très utilisée également, l'arachide rentre dans la composition de nombreux plats cambodgiens, ainsi que la noix de coco et son lait qui agrémentent de nombreuses soupes, salades, plats en sauce, et bien sûr les desserts et les boissons.

cambodge2-5542.JPG le cafard est un petit délice à l'apero

 

Pour situer la cuisine cambodgienne, il faut se rapporter à l'histoire. Au VIe siècle, c'est un royaume indianisé situé sur le delta et le cours moyen du Mékong. Jusqu'en 1432, le Cambodge élargit ses frontières et atteint la Birmanie et le Viet Nam actuels mais les Vietnamiens commencent à coloniser le delta au XVIIIe siècle et cet espace territorial deviendra un terrain de bataille entre le Vietnam et l'ancien royaume de Siam. C'est dans cette logique historique que la cuisine cambodgienne est teintée de cuisines chinoise et vietnamienne. 70% des terres cultivées sont dédiées à la culture du riz. Ici le riz est non gonflé, à peine cuit et croquant.

cambodge2 5556stephane choisit les meilleurs insectes pour l'apero


Les brochettes, les rouleaux de printemps et le riz sont accompagnés de sauce nuoc mam (saumure de poisson) coupée d'eau à laquelle on ajoute un piment rouge haché. On retrouve aussi une seconde sauce plus consistante composée de nuoc mam coupée d'eau dans laquelle on ajoute une quantité égale de jus de citron. On incorpore ensuite des filaments de carottes et de navets crus.

cambodge2-5558.JPGLa brochette la plus courante est la "sapeck d'or", de petits morceaux de filet de porc entrecoupés de lamelles de lard et de rondelles de saucisses chinoises que l'on cuit sur le gril chauffé sur la braise. Comme boisson, on boit de l'eau ou du thé. On trouve aussi le vin de palme, le choum, un alcool de riz et un cognac de fabrication locale, la bière Angkor fabriqué dans la région de Sihanoukville.

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  Découvrir la cuisine du Cambodge, c’est remonter dans le temps, à l’époque du royaume d’Angkor, berceau de la civilisation khmère. C’est là que la cuisine cambodgienne a trouvé son identité, a pris son essor. Rarement écrite, elle a été transmise de mère à fille. De cette origine ancestrale résulte une cuisine de tradition qui révèle des trésors insoupçonnés : une alliance inimitable de saveurs et de couleurs qui magnifient des ingrédients naturels.

cambodge2-8071.JPGAu cours des siècles, la cuisine khmère s’est également enrichie au contact des pays dont elle a subi l’influence. La Chine lui a apporté la cuisson à la vapeur, l’utilisation du soja et des pâtes, l’Inde lui a transmis ses currys. De ces influences multiples, la cuisine khmère a gagné une diversité particulière. Vous découvrirez ainsi un mélange de goûts étonnant et séduisant : le sucré, le salé, l’amer et l’acide se juxtaposent et s’accordent, parfois à l’intérieur d’un même plat, pour offrir la plus originale des mélodies.

cambodge2-8965.JPGParmi les soupes, je citerais volontiers toutes les formes de curry (vert ou rouge), au bœuf, au porc, au poisson, au poulet, dans lesquels nagent toutes sortes de légumes connus (carottes, haricots verts) ou inconnus en Europe. Le liquide onctueux, délicieux, parfumé, a un goût suave, très agréable. J'ai même dégusté un curry au canard rôti. Une autre sorte de soupe se mitonne sur la table même, au dessus d'un réchaud. On y cuit la viande de son choix et des légumes. Les plats composés, très différents les uns des autres, sont cependant tous réalisés à partir des mêmes viandes et poissons que les soupes.

cambodge2-8963.JPGLe lok lak, par exemple, dont il existe de nombreuses variantes, se compose de petits morceaux de viande accompagnés de tomates, concombres, oignons coupés menus, parfois de frites. Les poulets sont arrangés à toutes les sauces. J'ai surtout apprécié le poulet cuisiné au bleu, et le poulet à la purée de fruits locaux. Le porc se laisse déguster à la sauce moutarde, ou accompagné d'ananas chaud et de légumes divers. Le poisson est omniprésent. Il est pêché dans le Tonle Sap. Il est servi aux touristes dans sa version fraîche. Le poisson fermenté dont les Cambodgiens sont grands consommateurs, n'est pas servi aux touristes. Vu l'odeur et l'aspect, il risquerait de faire fuir tout le monde !

cambodge2-9013.JPGLes fruits les plus fréquents sont les longanis, les petits ananas sucrés, les mangues, les mini-bananes, les fruits du dragon, les poires, les noix de coco, les pamplemousses chinois, les mangoustans et les ramboutans pour ne citer que les plus souvent rencontrés.

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Petites friandises : Alors là, accrochez vos ceintures. Tout est très bon, varié et sain au Cambodge. Mais il y a des petites fantaisies qui nous laissent perplexes. Les cambodgiens comme les thaïlandais d'ailleurs quand j'y suis allé pour la première fois,  font frire cafards, sauterelles, araignées (« Do you like tarantula ? » me dit une petite voix enfantine à une pause déjeuner. Je me suis retournée, la petite fille d’à peine 10 ans avait une mygale vivante sur l'épaule, qui allait passer à la casserole de friture ! 

cambodge2 5584Mais d'autres ont aussi scarabées, rats au barbecue et même chauves-souris dans un marché local. C'est consommé comme des petites friandises, sans rien. La cuisine cambodgienne devrait gagner en popularité. "La cuisine khmère a des saveurs plus profondes que sa voisine vietnamienne, elles sont plus subtiles que la thaïlandaise, et sa digestion est moins lourde que la chinoise.
*Avec mon ami franco cambodgien Stéphane, nous avons acheté quelques grillons, cafards et vers pour la route. C’est excellent, je me suis régalé et soso a beaucoup aimé aussi !
cambodge2-5567.JPGCes petites bébettes sont excellentes.... j'aime beaucoups les grillons !


**C'est en passant dans la province de Kampong Thom, la capitale cambodgienne du cricket, que l'on peut voir de nuit des milliers de capteurs bleus qui attirent les petits insectes puis qui tombent dans des bacs remplies d’eau. Un piège à grillons que les enfants se chargent de ramasser le lendemain puis une fois grillé, d'exporter vers d'autres endroits en Asie où il est un mets de choix.

 

                                 DIAPORAMA CUISINE


 
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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 20:40

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La riziculture est la première des cultures du Pays. L'hévéaculture est la première source d'exportation du pays. La pêche surtout aux alentours du Tonlé Sap est  un secteur important qui fait vivre 3000000 de Cambodgiens.

cambodge2-4392.JPGDans les campagnes, les familles cambodgiennes vivent dans des maisons sur pilotis. Les montants des pilotis peuvent élever la maison jusqu'à trois mètres de haut, pour garder la maison au-dessus des inondations lors de la saison des pluies. Généralement l'accès au premier étage se fait part une échelle en bois ou un escalier en bois.

cambodge2-4394.JPGLes maisons traditionnelles sont faites en bois. Les cambodgiens construisent leur maison eux-mêmes ou avec l'aide de leurs voisins. Lorsque la construction de la maison est achevée, la famille cambodgienne organise une cérémonie.

cambodge2-5973.JPGL'habitat traditionnel est vide de tout meuble. Des nattes sont déroulées tant pour manger que pour dormir. La cuisine se fait sur un petit brasero en terre cuite. Les toilettes, juste un trou dans le sol, sont à l'écart s'ils existent. L’espace situé sous la maison est un endroit frais apprécié pour faire la sieste dans la chaleur de la journée. Les cambodgiens y discutent assis sur une table surélevé. Cet espace sous la maison peut servir à mettre des animaux ou des machines à tisser dans certains villages.

cambodge2-6024.JPGPour la toilette, une grande jarre en terre permet de recueillir l'eau de pluie. Il n'y a pas de lieu intime pour se laver. Les cambodgiens et cambodgiennes se lavent en plein air avec un krama (écharpe traditionnelle du Cambodge) enroulé autour de la taille ou du buste pour assurer la protection de leur intimité. Dans chaque maison, vous trouverez un autel bouddhiste. Les cambodgiens y font bruler de l'encens et viennent y offrit des offrandes comme des fruits et autres.

cambodge2-6036.JPGLe Mékong est le fleuve mythique de l’Asie du sud est car toute l’économie des pays qu’il traverse fait vivre celui-ci grâce a son alimentation, mais aussi grâce a sa voie fluviale indispensable. Encore pas complètement à l'abri de troubles politiques ou d'agitations violentes, le pays n'est véritablement apaisé que depuis moins d'une dizaine d'années.

_6047.JPGDésormais en paix, après plusieurs décennies sanglantes, le Cambodge reste un pays parmi les plus pauvres d'Asie, dont les indicateurs de développement sont très inférieurs à la moyenne mondiale, un pays entouré de voisins puissants et influents comme la Thaïlande et le Vietnam, et soumis à l'intervention croissante de la Chine.

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Enfin, tourné vers l'avenir, le Cambodge ne doit pas oublier son passé et occulter ce qui apparaît comme un indispensable travail de mémoire sur une période très sombre de son histoire. Si l'opinion internationale est aujourd'hui focalisée sur la mise en place du tribunal pénal pour juger les anciens dirigeants khmers rouges, en vue d'un procès auquel la France apporte un soutien technique et financier important, l'entreprise est plus vaste et consiste pour les Cambodgiens à se réapproprier leur passé et à transmettre ce message aux générations futures.

6084.JPGLe Cambodge est un petit pays en Asie, de moins de 17 millions d'habitants, qui compte parmi les pays les moins avancés avec un revenu de 450 dollars par habitant et par an, ce qui en fait l'un des pays les plus faibles. La population est rurale à 80 % alors que l'agriculture ne représente qu'un tiers du produit intérieur brut. Le secteur industriel est très peu développé et le socle de croissance est donc peu diversifié : la confection représente ainsi plus de 90 % des ventes à l'étranger (le reste étant le caoutchouc, le bois et les produits de la pêche).

cambodge2-6089.JPGLe Cambodge peine à créer de vraies industries et la fourniture de services modernes est fortement dépendante de la volonté des investisseurs étrangers. Le pays est donc fortement dépendant de l'importation de biens de consommation (textiles, produits pétroliers, agroalimentaire, produits pharmaceutiques) et d'équipement (véhicules), ainsi que de matériaux de construction.

cambodge2-6093.JPGPar ailleurs, les produits textiles cambodgiens sont absorbés à 70 % par les États-Unis, en raison d'accords textiles préférentiels, ce qui est un enjeu stratégique important entre les deux pays. Les voisins asiatiques sont des clients négligeables pour les exportations, mais dominent le marché à l'importation (l'Asie représente ainsi 85 % du marché des importations).

cambodge2-6112.JPGDans ce contexte, les volumes commerciaux avec la France sont modestes, de l'ordre de quelques dizaines de millions d'euros : la France exporte au Cambodge essentiellement des produits pharmaceutiques, des biens d'équipement professionnels et de l'agroalimentaire (les ventes de matériel automobile ayant fortement chuté) et importe des produits textiles. Les entreprises françaises présentes au Cambodge sont de grandes sociétés (Vinci, Total, Accor, Alcatel) mais aussi des entrepreneurs individuels francophones (français, franco-khmers, belges..).

cambodge2-6132.JPGVoici quelques entreprises françaises au Cambodge que l’on voit quelques fois en descendant le Mékong :
SCA (Vinci) : la société concessionnaire des aéroports, détenue à 70 % par Vinci et à 30% par un groupe malaisien dispose d'une concession jusqu'en 2040 sur les 3 aéroports internationaux du pays (Phnom Penh, Siem Reap, Sihanoukville). C'est de loin le 1er investisseur français au Cambodge, et il va renforcer sa présence avec de nouveaux investissements à Sihanoukville.

cambodge2-6157.JPGC'est un deluge qui s'abat tout d'un coup sur le Mekong


Total : c'est le 3ème distributeur d'hydrocarbures dans le pays. Il a des projets importants dans l'exploitation des gisements off-shore de pétrole dans des zones territoriales maritimes cependant contestées entre la Thaïlande et le Cambodge. Les autres entreprises sont Accor (hôtel à Siem Reap, projet de construction à Phnom Penh), Alcatel (association avec le premier fournisseur local de téléphonie mobile, Mobitel), Thalès (contrôle aérien), Saint-Gobain (gestion des eaux), Lafarge (projet de création d'une cimenterie dans le sud du pays). La chambre de commerce franco-cambodgienne joue par ailleurs un rôle actif dans l'implantation des PME franco-khmères au Cambodge.

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Chamorouen est inquiete, on risque la colision avec un autre bateau à tout moment


                                DIAPORAMA DE L'ETAPE



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