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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 19:31

DSCN0467.JPG Il y a deux siècles, les indiens kiowas habitaient la région. Il y avait un lieu qu’ils appelaient « Mateo Teppee » le repaire des ours. C’était un lieu sacré dont ils ne s’approchaient jamais, car celui ci possédait d’étranges pouvoir maléfiques dont les chamans entretenaient les rumeurs. Une légende raconte qu’autrefois huit enfants de la tribu jouaient la. C’étaient sept sœurs et leur frère. Tout  à coup le garçon devint muet et son corps se mit à trembler. Il se courba pour courir à quatre pattes. Des griffes poussèrent à l’extrémité de ses doigts. Son corps se couvrit de poils. Le pauvre garçon s’était brutalement transformé en ours agressif poursuivant ses sœurs.

usa-2011-9355.JPGPour se protéger, ces dernières se refugièrent en haut d’un arbre immense qui  leur recommanda de ne pas avoir peur. L’arbre se mit à grandir, grandir jusqu’au ciel….
L’ours devint plus furieux encore contre l’arbre. Il tenta de l’escalader en plantant ses griffes dans le tronc pour arrêter la poussée fantastique de l’arbre magique. Mais rien n’y faisait. L’arbre continuait à grandir pendant que les griffes de l’ours striaient le tronc… Enfin, les 7 sœurs parvinrent au ciel pour y devenir les sept étoiles de la grand ourse….. Quand à l’arbre, il se solidifia en rocher dont les flancs ont conservé la trace des griffes de l’ours.

usa-2011-9306.JPGLa tour du diable est en fait un monolithe situé à proximité des villages de Hullett, Sundance et Aladdin (15 habitants), dans le Nord-est du Wyoming. Sa hauteur est de 386 mètres au-dessus des terres environnantes ; son sommet est à 1 558 mètres d'altitude.

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  De nombreuses tribus indiennes (Arapaho, Crow, Cheyenne, Kiowa, Lakota, et Shoshone) avaient des liens géographiques et culturels avec ce monolithe bien avant que les trappeurs Français n'atteignent le Wyoming et donne le nom de belle fourche à la rivière qui s'écoule à proximité.

usa-2011-9325.JPGDepuis la Devil Tower (la tour du diable) est devenu un point de rencontre de tous les bikers venant au rally de Sturgis dans le South Dakota, on y organise un pique nique géant avec concerts de rock. C’est aussi le lieu de rencontre pour alpiniste chevronnés. Ce rocher est bien sur, encore plus important que mon baou de Saint Jeannet dans les alpes maritimes. Chaque année, ils sont plus de 1500 à utiliser l’une des 80 voies ouvertes et équipées pour aller au sommet.

usa-2011-9343.JPGLa « Devil Tower » a servi de décor au film de Stephen Spielberg « Rencontre du troisième type ». C’était la, que les extra-terrestres prenaient contact avec les habitants de la terre … Une idée qu’aurait aimée sitting bull qui venait souvent au pied de la montagne avec son mustang fougueux, pour demander au grand manitou, la victoire de l’homme rouge sur les hommes blancs. Aujourd’hui c’est la tribu de huit bikers français sur leurs chevaux mécaniques qui viennent au pied de ce rocher sacré. Car cette balade  au guidon de la belle de Milwaukee est bien une découverte spirituelle de l’American way of life.

usa-2011-9257.JPGTraverser les déserts Américains sur une Harley Davidson, c’est éprouvé des sensations de libertés totales qui sont en osmose avec cette moto légendaire.
L’esprit et les sens sont ouverts à un monde de suggestions et de couleurs, de sons et de silence impensables pour ceux qui vivraient dans une ville bruyante comme Paris. Le voyage dans le désert produit une distorsion des perceptions sensorielles de l’espace et du temps.

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Qu’importe le nombre de kilomètres que nous avons fait. Tu auras toujours l’impression d’être en voyage depuis des mois. Seul un regard sur ta carte Michelin te ramènera à la réalité. La Californie comme pour la Cote d’Azur, ne sont pas seulement des plages, des palmiers, des palaces ou des magasins à la mode. A l’est, il y a un tout autre monde : les déserts de la vallée de la mort, celui de Mojave ou de Sonora, des parcs nationaux ou l’on rentre dans une autre dimension, ou la nature est reine. Petit à petit les maisons s’évanouissent, les voitures se font plus rares, les gigantesques camions disparaissent…

usa-2011-9237.JPGCe qui augmente en revanche  outre la canicule ambiante, c’est la chaleur humaine des personnes que l’on rencontre.  Des sourires dans le regard quand tu les croises, un petit signe de la main. Souvent intrigués de voir des étrangers venir sur cette terre hostile qu’est le désert, mais ils viennent volontiers faire le brin de causettes. D’où venez-vous ? Et ou allez-vous ?

usa-2011-9288.JPGDe France ! Oh great... it’s à Nice Country. Au comptoir d’un petit fast food sur la route de Gillette dans le Wyoming à la sortie de la devil’s tower, on rencontre toujours quelqu’un qui a envie de bavarder, c’est ca l’Amérique, l’accueil chaleureux de ses habitants. Visages intenses, gens habitués à vivre éloignés de tout. Quand on est accoutumés aux séries tv avec des serials killer et des psychopathes, tant de disponibilité est réconfortante. Le paroxysme Américain. Un peuple complètement attachant grâce à ses différences !

usa-2011-9292.JPGAvec les motards, c’est encore mieux. Un signe et on se retrouve vite à boire une Bud avec eux le soir dans un saloon. Ce sont presque des rencontres du 3e type entre des « extra terrestre » bikers français et des redneck Américains. On se dit des banalités peut-être, mais l’ambiance est chaude, fraternelle et émouvante. Des contacts que l’on ne pourrait pas avoir avec un simple tour operator touristique organisé par avance…

usa-2011-9087.JPGC’est comme ca qu’un vrai voyage « découverte » doit se faire ! Aladdin quinze habitants en est le parfait exemple, la grocerie store a été construite en 1896 et est toujours en activité même si son propriétaire a l’intention de vendre et prendre une retraite paisible. Le magasin englobe le bar, la station d’essence, la gare de fret et surtout la poste ….

usa-2011-9269.JPGL’US postal est sacré, et tout village, qu’il soit infiniment petit conserve ce lien essentiel pour la survie de celui-ci. Ici et de partout aux US, même avec 15 habitants, une employée des postes sera disponible pour votre service. En France, nous en sommes à la fermeture des bureaux de Poste de tout les arrières pays des préfectures départementales et des communes de moins de 5000 habitants. Des villages fantomes en perspective... Les nouvelles Ghost Town Francaise. France Buisness is buisness ton univers impitoyable !

 

                      DIAPORAMA DE LA BALADE

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 16:50

DSCN0130.JPG  interview des journalistes de AB Moteur TV

 

Attention légende ! Nous sommes dans deux des villes les plus mythiques de l’ouest Américain ou le temps ne semble avoir eu aucune prise. Deadwood et Keystone.
Leurs noms sont indissociables des grandes figures de l’ouest, bandits et aventuriers : Martha Canary plus connue sous le surnom de Calamity Jane, Preacher Smith, Wild Bill Hickock pour ne citer que les plus célèbres.

DSCN0154.JPG Val, journaliste cameramen pour la chaine de télévision AB Moteur

 

Wild Bill Hickock (de son vrai nom James Butler Hickock) fut assassiné dans le saloon n°10, toujours en activité, en 1876, par Jack Mc Call (pendu 1 an plus tard à Yankton, Datoka). Il était en train de jouer au poker. Son jeu (As de pique, as de trèfle, huit de pique, huit de trèfle et neuf de carreau), est appelée depuis la main du mort. Quand a Martha Jane Burke Canary, plus connue sous le nom de Calamity Jane est décédée en 1904 et fut enterrée à sa demande près du corps de Wild Bill Hickock son compagnon.

DSCN0213.JPGCalamity Jane la plus célèbre des femmes de l’Ouest avec Belle Starr, au cours de ses campagnes avec le général Custer comme scout est la première femme blanche à pénétrer dans les Black Hills, alors contrôlées par les Sioux, dont ce sont les montagnes sacrées. Là, elle rencontre William Hickok. Elle fait la route avec lui jusqu'à Deadwood. Puis elle assure la liaison, en qualité de courrier, entre Custer, encore dans les Black Hills, et Deadwood.

DSCN0374.JPGElle quitte Deadwood en 1877 à la suite du meurtre de Wild Bill avec le septième de cavalerie. Elle voyage ensuite à travers les états unis, allant du Wyoming, vers l'Oregon, ou encore de la Californie, vers le Texas élevant du bétail ou le convoyant. Elle était l'une des gâchettes les plus rapides de l'Ouest refusant même la proposition de se produire dans le spectacle de Buffalo Bill, le Wild West shows considérant celui-ci comme trop surfait.

usa-2011-9019.JPGDeadwood à l'architecture victorienne est unique, pourtant en 1879, la ville fut dévastée par un incendie puis reconstruite. Elle continua de prospérer devenant un centre minier important des Black Hills. En 1961, la ville fut inscrite au patrimoine national américain.

usa-2011-9115.JPGA Lead, entre Rapid City et Deadwood, des gisements d'or furent découverts en 1874. Il se trouve encore la Mine d'Or d'Homestake, la plus grande des Etats-Unis que j’ai  visité en 1999.
A quelques kilomètres de Deadwood, se trouve l’autre ville western à l'hospitalité inégalable et vous allez comprendre pourquoi !

usa-2011-9053.JPGAvec notre équipe de journaliste d’AB moteur, nous décidâmes d’aller manger dans le célèbre restaurant le « Ruby House & Red Garter saloon ». Il y a plus d'une centaine d'années Ruby Tucker, la patronne des lieux avait un bon goût pour l'élégance et ramenait avec elle de l'ameublement et  de la porcelaine fine pour décorer les chambres de son hôtel ou les filles de joie tenaient compagnie aux prospecteurs d’or et à tous les aventuriers intrépides qui passaient par la cité minière.

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Encore de nos jours, le Ruby House vaut le voyage à Keystone pour voir ce magnifique bâtiment historique et profiter des activités qui l'entoure (le mont Rushmore). Il vous ramènera au temps où cette région était sauvage avec les chasseurs de bisons, les joueurs, et tireurs. Non seulement, on y mange bien, mais nous sommes toujours servi par de ravissantes serveuses au style « french cancan », la maison et le Ruby Red Garter Saloon ont aussi l'une des plus importantes collections d'antiquités d’armes de tout les Black Hills. Le saloon est un véritable musée ou se retrouvent beaucoup de Bikers venant du rally de Sturgis. L’arrivée à Keystone fut un véritable scenario de films western non improvisé par notre groupe de « frenchies ».

usa-2011-8576.JPGIci, la police municipale, le sheriff pour la circonstance, ne rigole pas sur les règles du code de la route et toutes infractions sont très grandement punies par les autorités locales.
J’arrive à l’entrée de Keystone et immédiatement, je m’arrête au passage piéton pour laisser passer plusieurs d’entre eux, dés qu’ils mettent un pied sur la chaussée. Derrière moi, mon pote Roger avec son Harley ne fait pas attention et refuse donc la priorité aux piétons. A l’instant même et sans savoir d’où elle sortait, la voiture du sheriff déambule toute sirène hurlante !

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  Aie ! Les ennuis débarquent, car je suis conscient des conséquences d’une arrestation pour ce genre de délit, même si celui-ci peut paraître mineur aux yeux des français. Nous sommes aux états unis et on ne rigole pas sur la sécurité avec les gens !

usa-2011-8773.JPGRoger et sa compagne Gisèle sont immédiatement pris en chasse et  bloqué quelques dizaines de mètres plus loin. Les deux mastodontes qui en descendent de la voiture ont des carrures impressionnantes. Je gare vite ma moto plus loin et je vais à leur encontre. L’un des deux sheriff m’aperçoit et me demande de m’éloigner immédiatement.

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  S’ensuit toute une discussion avec Gisèle qui parle parfaitement l’Anglais. Roger quand à lui est crispé et il y a de quoi ! Il risque gros (garde à vue pour 48h). Je remarque que l’atmosphère se détent après la lecture des passeports par les forces de l’ordre. Heureusement, nous sommes Français et bien apprécié de nos amis yankees (Roger et l'un des sheriff decouvrent qu'ils ont en commun le merite d'etre des anciens parachutistes).  Roger s’en tirera avec une simple réprimande. Un américain aurait passé les deux prochaines journées à la prison du comté…..

usa-2011-8828.JPGPlus tard à la sortie du Ruby House, nous rencontrerons l’un des deux sheriff qui nous saluera avec un petit sourire en coin ! Nous reprenons nos chevaux … euh non, nos Harley pour continuer notre route dans l’ouest sauvage !

we are the last rebel on the road
There's a grey horse standin' still
Now we are rollin' down the highway
No one will ever find us, we'll never look back
'Cause we are the last rebel
There'll never be others like us

 

 

 

 

                 DIAPORAMA DE DEADWOOD & KEYSTONE

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 07:10

usa-2011-8822.JPG Seule montagne entre le Mississippi et les Rocheuses, seul refuge lorsque le blizzard balaye la Prairie, seule région à des journées de cheval où l'on trouve des arbres pour les mâts des tipis, dès l'arrivée des Sioux dans la région, les Black Hills deviennent un de leurs territoires sacrés. Le traité de 1868 leur en garantit la propriété ; la découverte d'or, en 1874, déclenche une ruée que le gouvernement fédéral ne fait pas grand chose pour réfréner.

usa-2011-8713.JPGMalgré leur éphémère victoire à la Little Big Horn, deux ans plus tard, à nouveau spoliés, les Lakotas plient, mais n'oublient pas leur montagne sacrée.
La région se peuple, l'agriculture s'installe, le territoire des réserves se stabilise et, peu à peu, les Sioux s'intègrent dans la civilisation américaine. Eux aussi veulent leur symbole : en 1939, des chefs tribaux écrivirent à Korczak Ziolkowski pour lui demander de sculpter dans les Collines Noires une effigie de Tashunke Witko, Cheval Fou... Le " Sanctuaire de la Démocratie " n'est pas achevé que, déjà, naît l'idée du Crazy Horse Mémorial.

usa-2011-8721.JPGZiolkowski ne sait rien des Sioux : il travaille quelques mois avec Borglum, (Mont Rushmore) puis leur rend visite à Pine Ridge (la plus grande reserve du S.Dakota), où il découvre la culture et l'Histoire des indiens des Plaines. Il réalise une maquette, une effigie du guerrier lakota, hautain, le bras droit tendu, l'index pointé en réponse à une question des émissaires du gouvernement américain :"Où sont vos terres ?","Les mienne sont là où sont mes ancêtres !" « Ils sont la, la terre porte la couleur du sang de mes ancêtres».

usa-2011-8736.JPGLa première charge de dynamite explose le 3 juin 1948. Trente-sept ans plus tard, à la fin de 1985, huit millions de tonnes de roche ont été arrachées à la montagne, un volume capable de contenir 10000 appartements de 120 m² ! Les chalumeaux à propane, dont la flamme fond le granite comme neige au soleil, ont remplacé les foreuses pneumatiques, mais dix ans, de 1988 à 98, sont nécessaires pour qu'apparaisse le visage du lakota, presque une fois et demi plus haut que ceux du Mont Rushmore.

DSCN0210.JPGLa plume de ses cheveux mesurera 13 mètres et l'on calcule que, sur son bras, pourront se tenir 4000 personnes ! Le sculpteur imaginait que son travail durerait 30 ans : Plus de soixante ans après le début des travaux, on ne voit encore pas se dessiner la tête du cheval ! On estime, en fonction des ressources, que le travail sur Crazy Horse pourrait durer 50 ans encore.
DSCN0271.JPGUne centaine de kilomètres à l'est des Black Hills, au-dessus de la verte étendue des plaines du Dakota, parfois si monotones que les voyageurs du XIXème siècle les comparaient à l'océan, se dresse une longue frange de reliefs abrupts et dénudés. Makó Sitcha. C'est ainsi que les Sioux nomment cet endroit : Badlands, Mauvaises Terres.

usa-2011-8959.JPGMauvaises à traverser, disaient les trappeurs français : les pentes en sont raides, l'eau y est rare et corrompue, et on s'y perd aisément. Dans ces Bad Lands, il n'y a rien pour s'installer ; pas de bois de construction, pas de pierre, pas d'herbe, pas d'eau, pas de terre arable. L’endroit est si typique qu'en géologie, Badlands désigne ces reliefs ravinés qu'on nomme en français du mot provençal de roubines.

usa-2011-8965.JPGDe loin, c'est comme un mur gris, une falaise de 60 mètres dont les aiguilles les plus élevées se dressent à plus de 130 mètres au-dessus de la plaine. De près, le plus souvent, les « Mauvaises Terres » sont ternes, et les strates rouges peinent à y mettre un peu de vie. Ces barres, ces plateaux, représentent onze millions d'années de sédiments accumulés. Rivières et intempéries en creusent les formes depuis 500 000 ans, et l'on calcule qu'au rythme actuel, il en faudra autant pour les faire disparaître.

usa-2011-8976.JPGLa SD 240 nous conduit aux points de vue les plus spectaculaires. A l'ouest du «Visitor Center» de Ben Reifel, une enfilade de virages escalade le mur festonné, dentelé, hérissé de pignons, dont le pan nu s'abat brutalement vers la plaine. Pas un arbuste ! Pas une herbe, sinon quelques jets au bord de la route.

usa-2011-8989.JPGLa route ondule sur le plateau. Voici Bigfoot Pass : cassée par les changements de pente, une ride, indistincte au milieu d'autres rides, peut faire figure de chemin. L'érosion, en plus d'un siècle, en a sans doute rogné les flancs : c'est là, le 24 décembre 1890, qu'avec chevaux et travois, les Minneconjous de Bigfoot passèrent le mur des Badlands, sur leur chemin fatal vers Wounded Knee.

usa-2011-8990.JPGAprès Dillon Pass, la SD 240 descend dans Conata Basin où, pour quelques centaines de mètres, on entre dans les terrains les plus vieux, l'ancien fond marin couvert et découvert au moins deux fois par l'érosion. Ici, la terre a des couleurs marquées, dues aux mutations chimiques survenues au cours des siècles. La chaussée goudronnée tourne vers le nord et rejoint l'autoroute.

usa-2011-9009.JPGUn chemin de terre bien entretenu continue dans le parc. C'est lui qu'il faut prendre : bientôt, sur la droite, apparaît un village de chiens de prairie ! Voici un authentique habitant de l'Ouest : le premier qu'on vit à Washington avait été envoyé par Lewis et Clark. Seule la prairie rase lui convient : là, il peut surveiller les alentours sans que la végétation n'obstrue son champ de vision. Assis sur son train de derrière, il semble ignorer votre présence, mais essayez seulement de l'approcher, de faire un geste, de vouloir le photographier : il pousse un cri d'alerte et disparait illico dans son trou, immédiatement imité par ses congénères les plus proches !

usa-2011-9015.JPGCet avertissement ressemble au jappement d'un chiot : les coureurs des bois, qui n'étaient pas zoologues, affublèrent ces petits rongeurs du nom de chien à cause de leur cri ! Il ressemble d’assez prés à l’une de nos marmottes du parc du Mercantour, plus petit peut-être !

usa-2011-9023.JPGBadlands National Park est cerné par les herbages du Buffalo Gap National Grassland, et l'on a quelques chances de rencontrer un troupeau de bisons en liberté. Ne les approchez pas à moins d'une centaine de mètres. S'ils viennent vers vous, remontez en voiture et éloignez vous un peu. Les bisons sont sauvages, imprévisibles, et on entend régulièrement parler de touristes imprudents, encornés sans raison apparente ! Si vous êtes en motos ? Alors faite une prière au grand Manitou. Peut-être que l’esprit de Waka Tanka vous écoutera ! Notre journée prend fin, nous rentrons à Rapid City avec nos amis journalistes et nous passerons la soirée avec eux dans un véritable saloon western ….

 

               DIAPORAMA BALADE DANS LES BADLANDS

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:29

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En route pour un reportage sur AB Moteur TV

 

Les sculptures géantes du mont Rushmore sont quelque chose d'unique au monde, et de très américain. Il s'agit de quatre titanesques portraits de présidents américains gravés directement dans une falaise au cœur des Black Hills, dans le Dakota du Sud.

usa-2011-8662.JPGMont Rushmore : "La mort aux trousses", d'Alfred Hitchcock, où Gary Grant et Eva Marie Saint, poursuivis par l'espion James Mason, tentent de se dissimuler jusque sur le nez de Georges Washington, rendit le mont Rushmore célèbre dans le monde entier. Vingt ans plus tard, la pochette d'un disque fit à nouveau le tour de la planète : le visage des cinq musiciens de Deep Purple remplaçait celui des quatre présidents. J’en possède encore le vinyle que je garde très précieusement.

usa-2011-8658.JPGDoane Robinson imagina d'attirer les touristes avec trois personnages de légende sculptés dans une aiguille de roche des Black Hills : Kit Carson, Jim Bridger et John Colter. Un sénateur s'associa à l'idée : fort de cet appui politique, Robinson se mit en quête d'un sculpteur capable de mener l'œuvre à bien. En 1923, John Gutzon Borglum est bien connu du public : un portrait de Fremont, un buste de Lincoln, ses études à Paris et sa rencontre avec Rodin l'ont mis en contact avec des personnalités importantes.

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Le sculpteur s'empare du projet et décide, au lieu des héros de l'Ouest, de sculpter dans la roche quatre grands présidents des Etats-Unis : George Washington, général de l'Indépendance et premier président des USA, Thomas Jefferson, l'un des rédacteurs de la constitution, Abraham Lincoln, garant de l'unité nationale, et Théodore Roosevelt, premier à affirmer les Etats-Unis sur la scène internationale. Après plusieurs jours d'exploration, les deux hommes trouvent, au flanc de Harney Peak, point culminant des Black Hills, une falaise orientée au sud-est: le grain fin du granite résistera longtemps aux éléments.

usa-2011-8615.JPGChaque visage mesurera 18 mètres de haut : 14 ans se passent à sculpter la montagne, dont seulement six et demi sont utilisés, pendant lesquels plus de 400 personnes travaillent sans relâche. A partir de 1939, pendant que son père cherche des fonds dans l'Est, Lincoln, le fils du sculpteur, dirige le chantier. John Gutzon Borglum meurt en mars 1941. Au mois d'octobre suivant, Lincoln met fin aux travaux de finition, faute d'argent.

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Le coût total de l’œuvre s’éleva à 989 992,32 dollars. Il est intéressant de remarquer qu’aucun ouvrier ne fut tué lors de la réalisation de l’œuvre ce qui est remarquable pour l’époque. Dans un canyon à proximité se trouve une chambre forte creusée dans la roche qui contient 16 panneaux en porcelaine émaillée. Les panneaux accueillent le texte de la Déclaration d’indépendance, de la Constitution, de l’histoire américaine et de la biographie des quatre présidents et de Borglum. Cette chambre fut ouverte en 1998.

usa-2011-8676.JPGDes travaux furent également réalisés dans les années 1990 pour améliorer les infrastructures d’accueil des visiteurs (musée, maison du tourisme et sentiers balisés). Des ouvriers alpinistes escaladent chaque année l’œuvre afin de l’entretenir. Le 8 juillet 2005, la société allemande Kärcher bien connue pour ses nettoyeurs haute pression, réalisa une opération marketing en nettoyant la sculpture avec de l’eau pressurisée et chauffée à 95 °C.

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Une allée bordée de colonnes, gravées du nom de chacun des 50 états des Etats-Unis, prépare psychologiquement le visiteur à l'impressionnant spectacle de quatre Présidents dont le visage mesure environ 18 mètres de haut, au sommet d'une falaise de 1740 mètres. Le mont Rushmore est parfois appelé le "Sanctuaire de la démocratie". Pourtant de nos jours cet endroit est toujours contesté par les indiens Lakota qui revendiquent la propriété de ce parc.

DSCN0182.JPGNommée Six grands-pères par les indiens Lakota (Sioux), la montagne fut rebaptisée d'après Charles E. Rushmore, un grand avocat de New York qui la remarqua durant une expédition en 1885. Lieu sacré pour les indiens, le Mont Rushmore fit partie intégrante de la route que le chef indien Sioux Black Elk emprunta lors d'un voyage spirituel qui le mena au sommet du pic Harney Peak à proximité du mont.

usa-2011-8845.JPG  J'accompagne la journaliste d'AB moteur TV

 

Après toute une série de batailles dont celle de Little Big Horn contre les indiens de 1876 à 1877, les États-Unis, attirés par les richesses de l'ouest, conquirent le territoire qui appartenait aux indiens depuis la signature en 1868 du Traité de Fort Laramie. Pour les pionniers blancs, le pic possédait plusieurs noms différents comme Cougar Mountain, Sugarloaf Mountain, Slaughterhouse Mountain, ou bien encore Keystone Cliffs.

usa-2011-8840.JPG  Bientot notre balade sur AB Moteur TV

 

La colline fut nommée Mont Rushmore durant l'expédition d’exploration. Le monument draine plus de deux millions de visiteurs par an et pendant le rally des black Hills aucun Bikers européens ne manquerait cette visite pour rien au monde ….

 

                  DIAPORAMA DU MONT RUSHMORE

 

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