Surnommée « Cabrillo Highway », la route N°1 qui longe la cote californienne est réputée pour la beauté et la variété de ses paysages. Mer turquoise, fonds marins, plage de sable d’or fin et falaise ocre, variétés de fleurs et d’arbres, brumes surnaturelles et rochers blancs posés sur l’océan…. Tout au long des 700 kilomètres de littoral séparant le sud de San Francisco des abords de Los Angeles, la mythique route N°1 déroule un concentré d’Amérique.
De Santa Crus en passant par Carmel, de Salinas à Santa Barbara, en
passant par le Monterey de John Steinbeck, les paysages rugueux de Big Sur ou le château fou de Randolph Hearst, on voyage sur
l’asphalte de la démesure. Ici une ligne de falaises battues par les vagues marque la frontière entre Los Padres National Park et la chaine montagneuse de Santa Lucia. Cette région côtière
comptant parmi les mieux préservées du monde est bordée par la « one », qui serpente le long de criques rocheuses et à travers les canyons.
Cette route est considérée comme l’une des plus belles au monde. Elle dévoile un cadre
exceptionnel grâce à la munificence de la nature qui l’entoure. Son tracé souvent sinueux est un délice pour tout conducteur de moto. On désigne sous le nom de Pacific Coast Highway le segment
situé entre la U.S 101 à la jonction de Santa Barbara et la US 101 à Pismo Beach. Le point de départ de cette route légendaire est situé aux environ de San Diego et mène le voyageur bien au
dessus de la belle San Francisco, jusqu'à la petite ville de Legett.
La route côtière passe par le Big Sur. Des falaises magnifiques et abruptes plongent dans
l’océan, le mariage heureux entre deux splendeurs de la planète, la terre et l’eau ou chacun éveille les sens. Le paysage ébaudit la vue, l’air marin saisit le gout et l’odorat, tandis que le
bruit du ressac enchante l’ouïe. Certains disent d'elle qu'elle est la route la plus spectaculaire des Etats-Unis voire même la plus belle du monde. Comme je suis beaucoup chauvin, ce
qu’affirment certains de mes blogueurs, je dirais quand même que la route la plus belle du monde se trouve entre la corniche d’or et la moyenne corniche du Var/Alpes Maritimes. Mais, encore une
fois cela n’engage que moi !
S'étirant sur 700 km entre Los Angeles et San Francisco, la route n°1 se dévoile de ville en ville. Nous sommes sur la cote d’azur mais en
version Américaine, c'est-à-dire en 10 fois plus grande. Sans insulter la légendaire route 66, je préfère la One à cause de sa vue littorale sur le Pacifique comme pour la moyenne corniche sur la
Méditerranée. Les fans de motos que nous sommes, l’adorons…
Pour ses courbes évidemment, loin des grandes lignes droites que nous avions
faites de Chicago à Saint Louis en 2008, autant que pour la couleur de son décor géantissime. Le bleu, drapeau de cet océan pacifique qui ne nous lâche pas tous le long de cette route grandiose
entrecoupé de temps en temps par l’inévitable brume de ce littoral. Pour aller de San Francisco à Los Angeles, oubliez l'autoroute I-5, offrez-vous cette célèbre route Hwy one, sauvage avec ses
magnifiques falaises.
« Big sur » sur la route N°1 est une des routes les mieux entretenues du monde, mais les virages serrés et les pentes abruptes
empêchent la conduite à vitesse élevée et au moins, on peut profiter de tout ces paysages éblouissants…Car celle-ci est vraiment peu fréquenté, loin des grands axes utilisés pour le trafic
journalier professionnel.
Ce sera pour moi (et soso bien sur !) la première fois, que je verrai des éléphants de mer à l’état sauvage sur l’une des
plages de notre itinéraire sur les eaux côtières du pacifique.
Les Éléphants de mer sont les plus imposants représentants de la famille des phoques. Les spécimens que nous avons vus atteignent presque
les six mètres pour un poids qui doit lui aussi approcher les trois tonnes.
Excellent nageur, il peut plonger jusqu’à 180 mètres pour capturer les petits requins, les lottes et les calmars dont il se
régale.
Les grands requins, dont le grand requin blanc, sont ses principaux ennemis. L’orque est également un ennemi redoutable. Les mâles se
livrent à des combats acharnés pour la possession des femelles, chaque mâle se constitue par la force un harem de 12 à 40 femelles. La femelle met bas un seul petit au bout de 7 mois de
gestation.
Les combats entre mâles sont particulièrement violents. Ils doivent sans cesse prouver leur force en combattant. C’est
impressionnant de voir ces mastodontes se dresser les uns devant les autres, en déployant leur « trompe » qui leur serve de caisse de résonance. Lors de notre arrêt, on a failli assister à l'une
de ces bagarres titanesques mais qui est resté sans suite.
L'éléphant de mer arctique a bien failli disparaître. Il a survécu grâce à une colonie d'une centaine d'individus, isolée sur une plage de
Californie, qui a donné naissance aux 60 000 animaux recensés de nos jours.
Les routes maritimes empruntées par les phocidés sont parfois longues de 6 000 km, record détenu par l’éléphant de mer
septentrional qui rejoint le détroit de Béring au départ des côtes californiennes.
Le trajet dure 50 jours pendant lesquels les éléphants de mer alternent plongées et ventilation, se nourrissant et dormant à même les
profondeurs. On comprend mieux la puissance développée par leurs nageoires en examinant la palmure. Ils poussent ainsi des rugissements qui s’entendent à plusieurs kilomètres. Leurs grosses
canines mordent jusqu’au sang les éventuels prétendant au trône. Bien sur lors de notre descente de la route one, des panneaux avertissent du danger d'approcher les éléphants de mer. A la vue de
ces mastodontes, je prendrai bien garde de m'approcher vers eux.
C’est bien sur à cette endroit unique que la route One est la plus belle. Une portion de 140 kilomètres qui part de Carmel (la ville ou
fut maire Clint Eastwood) à San Siméon appelé Big Sur. Les paysages de Big Sur sont constitués de falaises qui semblent tomber à pic dans l'océan, souvent noyés malheureusement dans le brouillard
le jour de notre passage.
Cette côte fut découverte par des marins espagnols en 1542 et fut baptisée deux siècle plus tard « El Pais Grande del
Sur », le pays du Grand Sud. Le sud ! mot magique dans tous les pays du globe.
Tout comme le reste de la Californie, Big Sur devient un territoire mexicain à l'issue de l'indépendance du Mexique en 1821. En 1848, la
guerre américano-mexicaine cède la Californie aux États-Unis. Grâce au Homestead Act de 1862, quelques pionniers s'installent à Big Sur, attirés par la promesse de parcelles gratuites de 160
acres. Aujourd’hui, ce littoral est devenu l’un des plus convoité au monde par les « people », mais jalousement préservé par le classement en parc d’état. C'est non loin de « Point Lobos » que se
trouve la résidence de Catherine Tramell incarnée par Sharon Stone dans Basic Instinct.
DIAPORAMA DE LA ROUTE