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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 18:10

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Pour vous déplacer dans Phnom Penh, le mode de transport le plus courant est le Tuktuk (une moto couplé à une petite carriole, tricycle motorisé servant de taxi). Si vous êtes seul préférez les motos-taxis appelé "motodop", vous serez plongez au cœur de la circulation. Si vous préférez plus de confort, faites appeler un taxi. En route pour la capitale du pays !

Cambodge-5746.JPGPhnom Penh, la capitale cambodgienne, fut considérée comme la plus agréable ville de l’Indochine française. Située au confluent du Mékong, elle a tous les atouts pour plaire. Le palais royal de Phnom Penh abrite la fameuse pagode d’Argent dont les 5 000 dalles sont toutes faites en argent et pèsent un kilo chacune. Il abrite également « le bouddha d’émeraude » et un bouddha d’or pesant environ 90 kilos. L’architecture de quelques bâtiments rappelle à tous que le Cambodge, au cours de son histoire, fut bien une colonie française.

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Devenue capitale du Royaume à l'époque de la colonisation française, Phnom Penh était surnommée la "Perle d'Asie" dans les années 1920. La ville est construite au croisement de "quatre rivières" : le Mékong amont, le Mékong aval, le Tonlé Sap (un affluent venant du grand lac) et le Bassac, premier bras à se détacher du grand fleuve. Pendant la guerre du Viêt Nam, le Cambodge, y compris Phnom Penh à partir de 1970, fut utilisé comme base par l'armée Viêt cong, et des milliers de réfugiés de tout le pays envahirent la ville pour fuir les combats entre les troupes gouvernementales, les Viêt-Cong, les troupes du sud Viêt Nam et leurs alliés et les Khmers rouges.

Cambodge-5766.JPGPendant les cinq années de guerre civile du gouvernement de Lon Nol, la ville fût enclavée, puis assiégée et bombardée par les troupes communistes. La ville tomba sous la coupe des Khmers rouges. En une journée, la ville fut vidée de la quasi-totalité de ses 2 millions d'habitants, et laissée à l'abandon pendant presque quatre ans.

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L'école Tuol Svay Prey fut prise par les forces de Pol Pot et transformée en prison et en centre de torture. C'est désormais le musée Tuol Sleng qui avec Choeung Ek, quinze kilomètres plus loin, est un mémorial à ceux qui périrent du fait des horreurs de ce régime communiste. Les Khmers rouges furent chassés de Phnom Penh par les vietnamiens le 7 janvier 1979 et les gens commencèrent à retourner dans la ville. 80% des habitants d'avant la guerre avaient péri suite aux exécutions, aux tortures et aux privations pendant les années du régime totalitaire communiste.

Cambodge-5787.JPGSitué dans l'axe du boulevard Norodom, le Wat Phnom est un monument très célèbre au Cambodge. Surtout par la légende de la fondation de la ville de Phnom Penh. Celle-ci remonte au XVIème siècle, pendant le règne du roi Ponhea Yat : « Il y avait une dame très riche, nommée Pen. Elle n'habitait pas loin de la rive du fleuve, sur une terre flanquée à l’Est d’une butte conique. Un jour que le fleuve grossissait par les pluies et sortait de son lit, Daun Pen (Daun signifie vieille femme) s’approcha de la berge et vit un grand arbre «koki» qui dérivait. Intéressée par récupérer ce bois précieux, elle invita ses voisins à l’aider à se saisir de cet arbre.

Cambodge-5799.JPGPendant qu’elle le débarrassait de ses branches, Daun Pen découvrit dans un creux de l’arbre quatre images de Bouddha en bronze et une statue en pierre. Daun Pen et tous les gens alentour furent très contents de cette trouvaille. Ils ramenèrent les idoles en grande pompe jusqu’à la maison de Daun Pen et construisirent un abri provisoire.

Cambodge-5814.JPGDaun Pen demanda aux habitants de venir l’aider à élever une petite colline (un Phnom). Et ensuite scier le koki, dont le bois devait servir à construire la charpente d’un sanctuaire (wat). En 1372 Daun Pen avec ses voisins édifia ce sanctuaire sur le Phnom et en recouvrit la toiture de chaume (sbau kleang). Elle y plaça les quatre images de Bouddha ». Quant à la statue en pierre, elle l’installa au pied du Phnom à l’Est parce qu'elle venait au fil de l’eau en provenance du Laos. On l’appela Nerk ta Preah Chao (l’esprit de Preah Chao).

Cambodge-5821.JPGEnfin on a invité les bonzes à venir habiter au pied du Phnom à l’Ouest, d’où le nom de Wat Phnom Daun Pen. Maintenant on l'appelle « Wat Phnom».
En montant le dos au boulevard Norodom, on découvre, au niveau du stûpa, dans un abri du côté du passage entre le vihara et le stûpa, une représentation votive de la souriante madame Penh.

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Le Wat Phnom recouvre actuellement environ 5 hectares. Au centre il y a un grand stûpa, visible de toute la ville, sur une base carrée de 26m de côté. La hauteur de ses deux étages s’élève à 42m25. Le temple actuel en briques a été construit en 1925 et contient les restes du Roi Ponhea Yat (1405-1467), ce même roi qui a déplacé Angkor la capitale du Cambodge d’alors, à Phnom Penh en 1435. Aujourd’hui on dénombre 13 stûpas au rez-de-chaussée et 14 stûpas sur la colline.

Cambodge-5891.JPGTrès fréquenté les quatre jours saints du mois et les fêtes bouddhiques comme Pchum Ben (fête des Morts) par les pratiquants, la colline est alors parfumée par les baguettes d’encens qui se consument, pour exaucer un vœu.
Dès les premiers rayons de soleil, on peut voir un vieil éléphant faire un petit tour avec une nacelle sur le dos pour 20000 riels ($4) par personne.

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  Aux premières heures de la journée, une multitude de petits commerçants, proposent de tout, depuis les objets de culte, jusqu’aux oiseaux porte-bonheur. On trouve aussi des diseurs de bonne aventure pour prédire l'avenir.
Depuis environ quatre vingt dix ans, ce site a été planté d’arbres aux essences spécifiques, constituant un arboretum unique au Cambodge.

Cambodge-5926.JPG Aujourd'hui encore une Mme Daun Pen viendra vous apporter du café  sur les berges du fleuve

 

La ville bénéficie de larges avenues à trois ou quatre voies, dont certaines sont encore bordées d’arbres qui ont résisté à la période tragique des khmers rouges. Un système d’égout fait figure de modernité, dans une ville ou la saison des pluies créé de véritables petits lacs entres différents quartiers. L’entretien de ce réseau d’égouts étant très aléatoire, l’écoulement de ce surplus aquatique se fait sur plusieurs heures.
C’est aussi l’occasion pour les moto-doub d’accroître leur clientèle pour des petits déplacements devenus inconfortables.

Cambodge-5948.JPGJ’aime bien Phnom Penh. C’est une ville attachante, aux mille visages. D’ailleurs ce n’est pas une ville, c’est une immense usine ou tout se fabrique, à même le sol, dans un fond d’échoppe, sur un bout de trottoir, sur un morceau de terre non bitumée. Les trottoirs n’appartiennent plus à la ville. Ils sont à ceux qui s’y installent, moyennant une petite rétribution à la police du quartier. Tout se négocie, rien ne se déclare.

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Phnom Penh a vécu pendant des siècles au croisement du Mékong et du Tonlé Sap qui s’y rejoignent favorisant une société d’échanges. Aujourd’hui encore de nombreux bateaux partent de Phnom Penh vers des villes de provinces, aux noms évocateurs d’embarcadères (Kompong). Le Cambodge est avant tout un pays d’eau, d’autant plus vrai qu’il est relativement plat dans son milieu, là où vit la plus grande partie de la population. Nous prenons donc un bateau pour descendre le mythique fleuve jusqu'à son delta….

 

                        DIAPORAMA DE PHNOM PENH


 

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