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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 19:00

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Le sarong est porté pour aller au temple les jours de fêtes. Le sarong khmer se reconnait au motif géométrique particulier qui est tissé selon la méthode de l'ikat. Il fait partie intégrante de la tenue de cérémonie traditionnelle.
Le sarong en soie ne se porte que pour des évènements culturellement important de la vie cambodgienne comme les mariages, les décès, les fêtes bouddhistes à la pagode.   La richesse de chaque sarong donne un éclat de somptuosité aux cérémonies religieuses qui contrastent avec la vie réelle de ces familles cambodgiennes.

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De nos jours, pour la vie quotidienne les femmes cambodgiennes préfèrent porter le "pyjama" au détriment du sarong en coton. Par contre il n'est pas rare de voir les hommes dans les campagnes ou les femmes âgées porter le sarong en coton comme tenue de tous les jours. Le sarong est alors avec des motifs de fleurs pour les femmes et des carreaux pour les hommes.

Cambodge-4649.JPGLe sarong peut aussi être utilisé pour aller se laver. En effet, dans les campagnes il n'existe parfois pas de lieu intime pour se laver. Les hommes et les femmes portent alors le sarong pour protéger leur intimité. L’identité culturelle du Cambodge prend toute sa mesure dans l'art khmer du tissage de la soie dont le sarong est un des exemples. La qualité du tissu nécessite plusieurs jours de tissage.

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Le sarong est tissé dans certains villages qui ont développé cet artisanat traditionnel. Les métiers à tisser sont installés sous les maisons et les femmes tissent hors de la période des travaux de la riziculture. L'art du tissage de la soie est ancestral, le sarong en soie porte des motifs traditionnels. Les soieries tissées main sont de première qualité.

Cambodge-4653.JPGMalgré le coût financier de la soie, les cambodgiens attachent une grande importance à leur tenue et leur apparence lors des fêtes religieuses.
Sur l'origine du sarong au Cambodge, des statues khmères du VI ème siècle font déjà preuve de l'existence de ce vêtement.

cambodge2-4654.JPGLes Apsara sont des nymphes célestes d'une grande beauté, sorties des flots lors du barattage de la mer de lait. Ce sont les compagnes des Deva (entités bienfaisantes) autant que des Asura (démons).
Elles symbolisent le plaisir des sens et de l'esprit. On dit qu’elles connaissent 64 manières d'éveiller les sens. Lorsqu'un ascète acquiert trop de pouvoirs, le dieu Indra lui envoie quelques Apsara, auxquelles il ne peut que succomber et en perdre ses pouvoirs.

cambodge2-4661.JPGElles sont généralement représentées comme de belles jeunes filles aux courbes sensuelles, légèrement vêtues et aux seins nus.
Les divinités représentées en bas-relief sur les murs des temples khmers de Angkor vat par exemple sont des aspara  qui sont  en réalité du nom de Devata. Au niveau de leurs tenues, les apsaras sont très richement vêtues. Elles portent en effet de somptueux costumes et sont parées de bijoux aussi délicats que luxueux.

cambodge2-4666.JPG Taillés dans la pierre par un savoir-faire séculaire, leurs visages mélanésiens sont d’une finesse qui confine à la perfection. Il y a presque un millénaire, les tailleurs de pierres ont réussi à reproduire chaque détail dans les costumes, les parures, les visages. Une pierre faite dentelle, qui exprime la grâce des danseuses au fameux sourire. « Apsara » est un mot sanscrit qui signifie : « femmes qui marchent sur l’eau ». Dans la mythologie reprise par les Khmers indiens, les Apsaras étaient des demi-déesses, sorte de nymphes à la beauté séduisante, qui habitaient les cieux et les airs. Angkor Wat était le temple du Dieu-Roi. Médiatrices entre le ciel et la terre, les danseuses avaient statut de divinités.

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Les Deva (dieux en sanskrit) qui étaient alors mortels, épuisés par leur lutte pour la maîtrise du monde, ont décidé d'unir leurs forces à celles des Asura (êtres divins et puissants principalement connus pour faire le mal) afin d'extraire la liqueur d’immortalité, appelée l’amrita. Après de nombreux efforts, le barattage produisit des objets et des êtres merveilleux dont les apsaras. Il faut savoir que les Deva et les Asura étaient opposés les uns aux autres. Les apsaras sont ainsi associées aux rivières et à la mer. C’est la raison pour laquelle, on leur adjoint des oiseaux comme le cygne.

cambodge2-4675.JPGLes apsaras sont également les filles de Sattwa et les épouses des gandharvas. Ces derniers sont des hommes-chevaux, ils peuvent être chanteurs ou musiciens. Les apsaras sont représentées en tant que danseuses et sont célèbres pour leur beauté ; elles pourraient être considérées comme l'équivalent des néréides de la mythologie grecque. Selon la légende, les apsaras émergent des eaux pour séduire les hommes ; ceux qui les repoussent deviennent fous, tandis que ceux qui les acceptent comme maîtresse ou comme épouse gagnent l’immortalité.

cambodge2-4682.JPGLes apsaras ont connu différents rôles à travers le temps. Elles symbolisent dans tous les cas l’excès et sont représentées comme des tentatrices, quel que soit l’objet de leurs interventions. Elles représentaient une famille mortelle jouissant d’une liberté sexuelle assez grande.

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Dans certaines régions, les apsaras sont vénérées dans le cadre du culte de la déesse Mère, en association avec les hiérodules, qui sont les prostituées du temple. En effet, les arts de la danse et de la musique étaient fortement présents dans les inscriptions khmères. Il est souvent fait mention de danseuses, de musiciennes dans la liste des offrandes faites à un sanctuaire. Dans certains temples cambodgiens, toucher les seins d’une apsara peut porter bonheur. Apsara, la déesse dansante, et les sculptures des autres divinités dansantes d’Angkor sont les modèles des danseuses apsaras d’aujourd’hui qui apprennent cette discipline.

cambodge2-4707.JPGCes danseuses centralisent leurs chorégraphies sur les mouvements des mains et des pieds, tout en ayant le dos cambré. Les Khmers rouges interdirent la danse des nymphes célestes. Aveuglés par la haine, ils détruisirent les scènes et les bibliothèques du Ballet royal du Cambodge. Grâce au courage d’une professeur de danse, Theay, deux cents partitions purent être sauvées. Dans les camps, elle était parvenue à les cacher. La famille royale du Cambodge (en premier la Princesse Norodom Vichara, puis la Princesse Norodom Bopha Devi) a joué un grand rôle dans le renouveau de cet art qui aurait pu ne pas renaître après la période des khmers rouges durant laquelle 80% des professeurs de danse ont été tués.

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Le peuple cambodgien peut enfin renouer avec sa culture, reprendre la parole à travers cette expression artistique. Tous les ans, de très nombreuses jeunes filles souhaitent s’inscrire à l’Académie de Phnom Penh, une branche de l’Université royale du Cambodge. Les études, qui durent plusieurs années, exigent beaucoup de talent, de la ténacité, de la souplesse et une grande résistance physique. La gestuelle est d’une fluidité et d’une souplesse extrêmes. Le seul répertoire de l’enseignement de base ne compte pas moins de 4000 postures codifiées. Les jeunes danseuses passent leur diplôme après 9 ans d’entraînement et d’apprentissage.

*Pour voir un spectacle d'Apsara à Siem Reap, une adresse interressante avec un buffet à volonté pour quelques dollars:

http://angkormondial.com/index.php

 

                          DIAPORAMA DU SPECTACLE


 

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biker06 - dans CAMBODGE