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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 20:14

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Incroyable aussi la présence de plus de deux mille Apsaras qui sont dispersées sur les murs du temple, ces danseuses à la poitrine nue dont aucune n’est identique à une autre, ni par sa gestuelle ni par les traits de son visage. De façon très symbolique, le sanctuaire central est encerclé par des douves et trois galeries successives, et on y accède par une chaussée pavée de 200 mètres de long .

Cambodge-5199.JPGDouze escaliers abrupts mènent au sanctuaire, symbolisant les difficultés nécessaires pour accéder au royaume des dieux, et cinq tours en forme de lotus constituent le centre du monument, lui donnant ses caractéristiques architecturales grâce auxquelles on le reconnaît de loin dès le premier coup d’œil. L’importance de cet édifice, sa beauté et sa richesse, font qu’il est devenu le symbole du Cambodge, figurant même sur son drapeau.

Cambodge-5121.JPGLes décorations ornant les murs du temple forment un ensemble d’histoires gravées dans la pierre, relatant les légendes khmères grâce aux images et aux bas-reliefs. Ces derniers, gravés dans le grès sur une hauteur atteignant 2 mètres, couvrent, si on les totalise, une superficie de plus d’un kilomètre carré. A certains endroits, ils offrent une apparence brillante : ce sont les mains des pèlerins qui ont ainsi poli les surfaces en venant se recueillir au Temple pendant des centaines d’années.

Cambodge 5118On peut admirer à travers ces bas-reliefs la légende du Dieu Vishnou, la Bataille de Kuruksetra, l’histoire du roi Suryavarman, la Bataille de Lanka, le Combat des Dieux Asura contre les dieux Deva, entre autres moments de la mythologie hindouiste. Angkor est le plus grand site archéologique de toute l’Asie et meme du monde. S’étendant sur quelque 400 km2 couverts en partie par la forêt, le parc archéologique d’Angkor recèle les admirables vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer qui rayonna entre le IXe et le XVe siècle : le célèbre temple d’Angkor Vat et, à Angkor Thom le temple du Bayon orné d’innombrables sculptures.

Cambodge-5127.JPGL'art khmer, tel qu'il s'est développé à Angkor, exerça une influence profonde sur une grande partie de cette région, et joua un rôle fondamental dans l'évolution qui la caractérise. L'architecture khmère s'est largement développée à partir de celle du sous-continent indien, dont elle s'émancipa toutefois rapidement en développant ses propres caractéristiques, dont certaines se sont formées de manière indépendante, tandis que d'autres ont été empruntées aux traditions de cultures proches, donnant ainsi naissance à un nouvel horizon artistique dans l'art et l'architecture de l'Orient.

Cambodge-5137.JPGAu commencement du IXe  siècle, les deux États qui couvraient le territoire du Cambodge actuel furent réunis par Jayavarman II, qui jeta les bases de l'Empire khmer, qui devait demeurer la principale puissance du sud-est de l'Asie pendant près de cinq siècles. L'un de ses sites se trouvait au centre du Cambodge, au nord de Tonle Sap (le grand lac) où un demi-siècle plus tard le fils de Jayavarman, Yashovarman, fonda Yashodapura (la ville prit ensuite le nom d'Angkor), qui devint alors capitale permanente de l'Empire khmer jusqu'au XVe  siècle.

Cambodge-5142.JPGL'architecture mélangera pour chaque période les influences hindouistes tout d'abord puis successivement les différentes branches bouddhistes. Le bouddhisme au milieu du XIVe siècle, sous sa forme theravāda sera à son apogée après la branche  mahāyāna. Cette nouvelle voie religieuse, beaucoup plus simple dans son approche du sacré, généralisera les constructions légères dont seules subsistent quelques terrasses bouddhiques, réemployant souvent les blocs de pierre des édifices antérieurs. Ensuite, le déclin du royaume Khmer sera rapide, son territoire rétréci par la sécession des Thaïs du Royaume de Sukhothaï et ravagé par des guerres incessantes avec ceux-ci.

5161.JPGAngkor sera définitivement abandonnée comme capitale vers 1431, après sa prise par les thaïs du Royaume d'Ayutthaya. Le site sera laissé à l'abandon et, pour la plus grande part, enseveli sous la végétation foisonnante de la jungle tropicale. La période sinistre des Khmers rouges avait rendu le site inaccessible aux visiteurs mais malheureusement pas aux pillards. Par précaution de nombreuses pièces sont aujourd'hui à l'abri au musée de Phnom Penh. Angkor a connu l'un des effondrements les plus méconnus de tous les temps. Le royaume khmer à son apogée domina une large frange de l'Asie du Sud-est, de la Birmanie, à l'ouest, au Viêt Nam, à l'est.

_5234.JPGSa capitale, Angkor, comptait pas moins de 750 000 habitants et couvrait une superficie d'environ 1 000 km². À la fin du XVIe siècle, lorsque des missionnaires portugais découvrirent les tours en forme de lotus d'Angkor Vat, le temple le plus sophistiqué de la cité et le plus vaste monument religieux du monde, la capitale de l'empire agonisait déjà. C'est en 1861, début de la conquête de la Cochinchine par la France, que le naturaliste Henri Mouhot explorant la région avec l'abbé Sylvestre permet la redécouverte d'Angkor Vat puis d'Angkor Thom.

Cambodge-5238.JPGDepuis le début du XXe siècle, le site d'Angkor est patiemment réhabilité par des archéologues, notamment par ceux de l'École française d'Extrême-Orient. Angkor Vat est l'aboutissement parfait du Temple khmer : son plan, magnifiquement ordonné et équilibré, n'a d'égal que les belles proportions de son élévation. Ses décorations, particulièrement riches, et ses bas-reliefs, exceptionnellement composés et ciselés, constituent un « recueil de légendes sur pierre » d'une valeur et d'un intérêt iconographique rares.

Cambodge-5242.JPGPas de doute, Angkor excite l'imagination et favorise l'inspiration. Le Temple se présente sous la forme d'une haute pyramide à trois degrés sur laquelle sont posés le sanctuaire central et quatre tours en quinconce. Il est entouré par quatre enceintes qui sont circonscrites par une large douve. Angkor Vat est un Temple, mais aussi un tombeau construit du vivant du roi, dans la première moitié du XIIe siècle. Un Temple où Suryavarman II, Dieu Roi, s'identifie à Vishnou. Un tombeau où, à sa mort, ses cendres seront déposées. Déifié, il sera vénéré sous le nom posthume du « Roi qui est allé au suprême séjour de Vishnou ». Suivant la coutume brahmanique, on lui rend hommage par le rite funéraire qui consiste à tourner autour du Temple dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre.

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Après avoir  gravi quelques marches, on arrive sur une sorte de terrasse cruciforme défendue par des lions de pierre assis et par des naga dressés, malheureusement dégradés. Ils constituaient le départ d'une balustrade sur dés, aujourd'hui en grande partie disparue. Se développe ensuite, vers l'est, une allée large de 12 m et longue de 250 m, pavée de grandes dalles de grès sur lesquelles on pourra remarquer les sillons laissés par les roues des charrettes. Un débarcadère se situe de part et d'autre du milieu de la chaussée, une volée de marches permettant de descendre jusqu'au niveau du plan d'eau des douves. Ces degrés sont encadrés par des murs d'échiffre, supportant des lions de pierre.

Cambodge-5246.JPGLes douves qui enserrent la quatrième enceinte composent deux magnifiques plans d'eau, uniquement séparés par les chaussées ouest et est. Larges de 200 m, elles couvrent une surface de 96 ha. A l'extrémité de la chaussée ouest, plusieurs marches permettent d'atteindre le sol dallé du grand pavillon d'entrée (gopura), qui marque un des axes du mur de l'enceinte la plus extérieure, séparée des douves par une berge de 30 m de large. Le mur d'enceinte, de plus de 4 m de haut, est bâti de blocs de latérite reposant sur une forte base moulurée.

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Comme plusieurs Temples khmers, Angkor Vat comporte, au centre du sanctuaire, un profond puits. Les fouilles effectuées dans ce puits en 1935 ont permis de découvrir à 23 m de profondeur le dépôt de fondation du Temple sous la forme de deux blocs de latérite superposés qui enfermaient dans une cavité circulaire, creusée dans le bloc inférieur, deux feuilles d'or martelé, posées sur de la latérite concassée, séparées entre elles par quatre autres feuilles d'or de forme carrée, recouvertes de sable pur très fin, auquel étaient mêlés deux saphirs de couleur blanche.

Cambodge-5289.JPGDepuis l'entrée du site, on traverse le pont qui enjambe les douves de près de 200 mètres de largeur. On franchit la première enceinte par un gopuram latéral (le gopuram porte monumentale d'enceinte de temple central est interdit par mesure de sécurité). La façade intérieure de cette enceinte est ornée de nombreuses apsaras Danseuse céleste délicatement ouvragées. Puis l'on suit une longue allée de quelque 350 m, donnant accès à la seconde enceinte. De part et d'autre s'élevait autrefois la ville dont il ne reste rien car les bâtiments étaient en bois. Seule la pierre était réservée aux Dieux. Deux bâtiments appelés à tort "bibliothèques" par les archéologues sont placés, de part et d'autre, ainsi que deux bassins maigrichons où s'épanouissent des nénuphars roses.

Cambodge-5412.JPGPuis un escalier donne accès à une terrasse cruciforme. C'est de là que l'on pénètre, par un gopuram, dans la seconde enceinte du temple. Les longues galeries, à droite et à gauche, recèlent d'immenses bas-reliefs que l'on visitera plus tard. On pénètre dans une cour intérieure, le cloître cruciforme, divisée en quatre parties, chacune pourvue d'un bassin de pierre. Sur la partie sud a été installé un autel dédié au Bouddha L'Eveillé. On y voit également quelques statues mutilées, victimes, elles aussi, de la guerre civile.

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Nous apprécions davantage les jolies apsaras sur les portes monumentales d'enceinte de temple qui, ça et là, agrémentent les murs. Des escaliers nous mènent à l'étage suivant de la troisième enceinte. On pénètre ainsi dans la cour au centre de laquelle s'élève, tel un château-fort, la partie centrale du monument. Les quatre escaliers qui y donnent accès sur les différentes faces sont actuellement fermés. Nous sommes donc limités à faire le tour de cette cour pour rechercher les différents points de vue sur les cinq tours (quatre gopurams et la tour centrale), qui constituent le cœur du temple. On redescend ensuite au niveau de la galerie périphérique où s'étalent les bas-reliefs muraux sur près de 600 mètres au total.

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Tout est impressionnant et on est fasciné par le génie des architectes d'Angkor. Meme en prenant 3 jours pleins , il est impossible de pouvoir tout visité de cette fabuleuse cité. Il y a tant encore à découvrir....

                             DIAPORAMA D'ANGKOR VAT


 

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