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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:05

Cambodge 4555

On découvre Angkor en cheminant sur les digues enjambant les rizières, ou en empruntant des chemins forestiers et en traversant les villages lacustres. Une façon différente de se préparer à l’enchantement que sera « cette balade au pays des sourires de pierre », pour reprendre l’intitulé séduisant de ce circuit. Érigée sur plusieurs centaines de kilomètres carrés, la mégapole d’Angkor est l’ancienne capitale des rois khmers. Ses sanctuaires, voués aux panthéons hindou et bouddhiste, ont principalement été construits entre le IXe et le XIVe siècle.

Cambodge-4182.JPGLeur monumentalité et la pierre employée pour leur construction ont permis qu’ils arrivent jusqu’à nous. Ils sont les seuls témoignages architecturaux d’une cité dont l’étendue n’a pas d’équivalent connu dans l’histoire de l’humanité. Le site d'Angkor, vaste comme la métropole new yorkaise, abrite plusieurs centaines de temples, dont certains sont incontournables :

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Angkor Vat, plus beau témoignage de l'art khmer avec ses cinq tours en quinquonce, ses galeries et ses bas-reliefs, le Bayon, composé d'un grand sanctuaire et de cinquante-quatre tours ornées du visage du roi Jayavarman VII. C'est le temple emblématique de la cité d'Angkor Thom, ancienne capitale khmère, Ta Prohm, temple abandonné à la jungle, où les racines des fromagers enserrent des pierres qui se balancent parfois dangereusement, Phnom Bakheng, temple célèbre pour la vue qu'il offre sur Angkor Vat au coucher du soleil, les temples de Preah Khan, Ta Som, Pre Rup et Beng Mealea, les monuments de Roluos, construits au IXe siècle,

Cambodge-4187-copie-1.JPGBanteay Srei (à 32 km au nord de Siem Reap) : temple hindou taillé dans du grès rose dont les sculptures sont particulièrement raffinées, Kbal Spean (à 50 km au nord-est de Siem Reap) : sculptures taillées sur la pierre dans la rivière aux mille Linga, que l'on peut observer après une randonnée de 2 km dans la jungle. Notre première visite sera pour Angkor Thom, ou "Grand Angkor", qui désigne la cité royale entourée d'une haute enceinte construite par les souverains d'Angkor vers la fin du 12ème siècle sous le règne du roi Jayavarman VII.

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Les premiers travaux commencèrent peu après qu'Angkor ait été repris aux envahisseurs Cham par Jayavarman VII. La cité fut édifiée à l'intérieur d'un quadrilatère délimité par des douves de 100 mètres de largeur et une enceinte de murs de huit mètres de haut. Ces murs, orientés Nord-Sud et Est-Ouest, sont percés, aux points cardinaux, de quatre superbes portes fortifiées, ainsi que d'une cinquième Porte, vers l'Est, la Porte de Victoire qui donnait directement accès au Palais Royal.

Dans le périmètre d'Angkor Thom restent divers monuments dont les principaux sont le Bayon, le Baphuon, le Phimeanakas, ainsi que la terrasse des Eléphants et la Terrasse du Roi Lépreux, ainsi que quelques autres bâtisses de moindre importance.

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Le Bayon est l'un des monuments majeurs d'Angkor. Il a été popularisé par les tours de pierre sculptées de magnifiques têtes regardant les quatre horizons. Datant de la fin du 12ème siècle et dédié au Bouddha l'eveillé, ce temple fut édifié par le roi Jayavarman VII (1181-1218) dans un style très spécifique. On le considère comme le plus surprenant des monuments que construisit ce roi. Postérieur de quelque cent ans à Angkor Vat, ce temple-montagne (la tour centrale figure le Mont Meru, l'axe du Monde dans la mythologie hindoue) semble avoir été construit sur un temple plus ancien.

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Le Bayon lui-même connut diverses transformations pendant près d'un siècle. Cette édification par étapes montre que l'on a longuement cherché avant de s'arrêter sur la forme définitive. Ceci explique probablement l'aspect quelque peu désordonné et fort complexe de la construction. On arrive sur le site par l'est en traversant un pont à Naga Serpent mythique, gardien des Mondes souterrains. Le premier gopuram perce le mur de l'enceinte extérieure. En suivant dans le sens des aiguilles d'une montre la galerie qui longe ce mur extérieur, on admire de remarquables bas-reliefs. Ceux du mur sud, en particulier, illustrent des scènes des batailles historiques qui se sont déroulées entre les Khmers et les Cham (du royaume Cham, sur le territoire de l'actuel Vietnam).

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On notera les différences de vêtements entre les guerriers Khmers et Chams. On distingue aussi les Khmers des tribus vêtus de simples pagnes. Ces scènes de batailles montrent les armées en marche, les archers, les éléphants d'attaque. Des scènes de cour, des dames cueillant des lotus et se promenant en bateau... Les dieux ne sont pas oubliés : on voit Vishnu Dieu protégeant l'Univers surmonté d'une Apsara Danseuse Céleste volante ou bien encore entouré de dévots, un Shiva barbu.

Cambodge-4325.JPGTrès évocatrices encore sont les parties basses des bas-reliefs qui relatent la vie de tous les jours à cette époque, par exemple un combat de coqs, de sangliers, cuisinier faisant cuire des brochettes, le marché, une partie d'échecs, la naissance d'un enfant, potier, jongleur, lutteur..., ainsi que différents animaux. Deux ermites grimpent dans un arbre pour échapper à un tigre, un gros poisson avale un cerf. Certaines parties des murs montrent des bas-reliefs commencés mais non terminés, ce qui indique la cessation des travaux dès la mort de Jayavarman VII.

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Le deuxième niveau du temple est également entouré d'un mur et d'une galerie à bas-reliefs mais la réalisation en est nettement moins intéressante. Le troisième niveau est une terrasse à peu près circulaire, limitée par une balustrade de Naga, où se dressent les nombreuses tours à visages et, au centre, la haute tour du sanctuaire central.

Cambodge-4526.JPGLes tours à visages sont au nombre de 37, mais elles ne portent pas toutes des visages orientés vers les points cardinaux. L'ensemble est saisissant. On pense que ces visages représentent Avalokitésvara Boddhisattva (littéralement le Seigneur des Mondes en sanscrit), le Boddhisattva de la Compassion dans la tradition bouddhiste du Mahayana Bouddhisme du Grand Véhicule, à moins qu'il ne s'agisse du roi Jayavarman VII divinisé.

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Plus loin, à l'est de l'esplanade du palais royal, a été édifié un petit pavillon ouvert où l'on a installé une remarquable statue du Bouddha L'Eveillé dans sa représentation avec une canopée de Naga autour de la tête. Cette statue de 3,60 m de hauteur fut découverte en 1933, brisée en plusieurs morceaux, au fond du puits qui se trouve sous le sanctuaire central du Bayon. On pense que la statue aurait été jetée là au 13ème siècle, lors du retour en force de la religion hindoue.

Cambodge-4560-copie-1.JPGOn continue notre visite vers le complexe monastique bouddhiste de Ta Prohm, édifié au début du 12ème siècle pendant le règne du roi Jayavarman VII qui le dédia à sa mère. Celui-ci est d’une expérience unique car il permet de se faire une idée de ce qu'ont vécu les premiers archéologues français qui "redécouvrirent" les temples d'Angkor, immergés au milieu d'une végétation tropicale dense d'arbres gigantesques.  Plus, proche d'Angkor Vat, sa visite en est facile, peut-être trop, à en juger par l'abondance des touristes qui s'y pressent. Il faut parcourir environ 300 mètres d'un large chemin dans une jungle aux grands arbres pour y accéder.

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Plus on s'en approche, plus les arbres deviennent énormes. Les plus gros sont les "slengs", selon les pancartes qui les nomment. On pénètre dans l'enceinte de ce temple bizarre car il est complètement enserré entre les racines de grands arbres, des fromagers pour la plupart. Les fromagers ont des racines et des troncs gigantesques qui tels une pieuvre se glissent partout entre les voûtes et les colonnes et finissent par broyer ce que l'homme a bâtit pour durer toujours.

Cambodge-4561.JPGDe nombreuses pierres sont à terre ou en éboulis mais subsistent néanmoins des éléments architecturaux : murs, portes, petites tours, souvent ornés de fins bas-reliefs de devata et autres personnages. Certains apparaissent entre les arbres comme des fantômes. L'accès de ce lieu et la déambulation de nombreux touristes sont facilités et parfaitement organisés grâce à des passerelles en bois.

Cambodge-5012.JPGLes fouilles de ces ruines fournirent, en leur temps, un trésor de pierres précieuses et d'or. C'est que ce temple était fort riche car il contrôlait l'activité économique de quelque 3000 villages alentour. Notre première journée a Angkor est fabuleuse et nous n’avons pas encore vu le temple principal « Angkor Vat » la merveille des merveilles….

 

                                   DIAPORAMA D'ANGKOR


  

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