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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 17:23

L'immensité du desert dans le sud Marocain

Parti d’Ouarzazate le matin à 9H de l’hôtel Palmeraie comme pour toutes les heures de départ que nous nous étions fixé depuis le début du voyage, nous entreprenons de faire la fameuse route de la soif, celle qui va à Tombouctou et dont le fameux panneau à Zagora annonce 52 jours en chameau. Notre pote toujours pas rétabli , c'est Soso qui prend une nouvelle fois la moto pour aller à l'assaut de la fameuse route. Moi meme prenant la Wild star de mon pote qui nous suit dans le 4X4 avec Pascale.
a la sortie de Mhamid, le panneau qui indique la fameuse route

Comme pour les dunes de Merzouga, nous allons avaler beaucoup de sable meme en ayant nos bandanas sur la moitié du visage. Mais cette fois ci le ciel n’est pas couvert et le soleil est implacable et cogne durement sur les peaux pourtant habitué au soleil de la Cote d'Azur. Les températures dépassent les 41°. Nos bouteilles d’eau sont aussi chaudes que celle de l’eau d’un hammam, on ne peut ni se rafraichir, ni la boire. Je commence à voir apparaître des futs de "Special Flag" à l’horizon à défaut de Budweiser . En arrivant à notre bivouac, j’espère qu’ils auront leur bière locale.
nous traversons encore quelques ksars bien conservés. Soso sur l'Harley apprécie la route

Nous continuons à voir des ksars, toujours aussi magnifiques comme celui de Tamegrout ou bien de Tissergate. Au delà du col du Tizi n Tinifft s’ouvre la verdoyante vallée du Draa. Le spectacle commence à la hauteur de la petite ville d’Agdz à une soixantaine de kilomètres de la cité du cinéma. Une vague verte de palmiers part à l’assaut des pentes brunes du djebel kissane qui domine la bourgade.
nous continuons la vallée du Draa , bientot l'oued se perdra dans le sable

Après avoir traversée les palmeraies et le Draa, on franchit la fine arête tranchante comme une lame du Jbel Bani. Après Tagounite, on pique vers une nouvelle ligne de crête que l’on escalade en s’arrêtant au plus haut du sommet pour contempler un panorama des plus impressionnants. Le Tizi Béni Seimane, col de pierre noire offre un paysage étrange presque surréaliste à nos yeux.
Un paysage etrange comme sur une autre planete. La planete des bikers peut-etre ?

De nouveau les dunes de sables apparaissent comme celle de Tinfou sur la route qui va nous conduire jusqu'à Mhamid le dernier village avant l’immensité du Sahara. On s’arrête pour admirer le Ksar d’Oulad Driss ou des femmes voilées vêtues de noir passent devant nos motos une amphore d’argile sur l’épaule. Sans doute de l’eau qu’elles vont chercher dans les puits.
Le sahara approche de plus en plus. Soso reste prudente sur sa moto

Apres la traversée d’une magnifique palmeraie, on atteint Ouled-Driss ou les amateurs de 4X4 en manque du Paris – Dakar s’en donnent à cœur de joie.
Enfin ! Plutôt des amateurs de frimes qui reviennent sur une dépanneuse comme nous avons pu le constater sur le bateau du retour à Tanger. La aussi, on ne s’improvise pas pilote dans les dunes de sables, si on n’a pas un minimum de connaissance. Mais les fils à papa en tout genre ramèneront quelques photos qu’ils immortaliseront dans la chambre de leur duplex.
toutes les photos sont prises en roulant: d'une main le guidon de l'autre l'appareil photo et meme des 2 mains parfois  pour pouvoir cadrer !

Au km 88 c’est le bout du bitume et le début du désert. La frontière Algérienne n’est pas loin, à moins de 30 kilomètres. Il n’y a plus de route après Mhamid. Meme la piste s’arrête dans le sable pour faire place à un océan de dunes.
il n’y a plus qu’à admirer à perte de vue des vagues de dunes qui prennent au coucher du soleil toutes les nuances ocres et dorées, généreusement offertes par une nature  surnaturelle
En haut du col l'immensité du desert et le silence est vraiment impressionant

Quelques nomades plus ou moins sédentaires vivent encore sous la tente, se consacrent à l’élevage (moutons, chèvres, dromadaires.) dans cette Hamada à l’herbe rare qui précède les dunes.
L' été , il fait  très chaud et sec avec des pointes de température se situant entre 45° et 50°.
Meme avec un bandana sur la bouche , on avale du sable !

Le village fut fondé en 1932 avec l’arrivée des Français et n’offre comme intérêt qu’un marché ou tous les touaregs viennent se ravitailler une fois par semaine avant de rejoindre leurs villages de tentes dans le Sahara. Mhamid offre un souk  des plus colorés du Maroc. Comme à Goulimine, c’est le RDV des sédentaires et des « hommes bleus » du désert. Le reste de la semaine, Mhamid retombe en léthargie. De l’autre coté du Draa au cours devenu incertain, la grande oasis de Mhamid  et plus loin encore, c’est l’immensité hamada. C’est quand même l’occasion pour nous de passer une nuit dans une palmeraie désertique et présaharienne.
Nous arrivons dans une oasis, nous sommes presque arrivés au bivouac

Vincent : un Français, est le propriétaire du
Dar  Azawad  depuis 7 ans. Nous préférons dormir dans les "chambres nomades" plutôt que celle de  l’hôtel. L’originalité des ces tentes en durs sont très appréciées par la plupart des visiteurs. La piscine nous tend les bras, mais le soir arrive et comme dans tous les déserts après les températures caniculaires de la journée, la fraicheur des soirées sahariennes se fait ressentir et la petite laine est nécessaire. Par bonheur, Vincent à le breuvage miracle, la source magique qui désaltère ceux qui sont allés au bout de la route de la soif : la bouteille de Ricard à défaut d’avoir une bonne trappiste.
Encore quelques kilometres pour le bivouac, mais la route est vraiment magnifique !

De notre bivouac, au coucher du soleil, nous contemplons au loin les milles visages de ces dunes en sirotant notre pastis bien frais. Depaysement, oubli, abandon ….. C’est un peu tout cela que l’on vient chercher dans les grands espaces désertiques du Maroc.


                      DIAPORAMA DE CETTE ETAPE MAGIQUE


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