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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 08:34

 

Notre Motard Marocain, nous ayant accompagné sur la bonne route après s'être perdu dans le labyrinthe des rues de Fès , nous empruntons la N6 en direction de Meknès puis nous continuons notre route par la R413 pour arriver à la cité antique de Volubilis.
Meknès est loin d’avoir le prestige des autres villes impériales. C’est cependant une cité prospère qui conserve quelques trésors comme la porte de sa médina « Bab Mansour » construite sous Moulay Ismail reconnu comme l’une des plus belles portes du Maroc.
Meknès doit son nom aux Mekanassas, un peuple de nomade qui s’établirent sur les rives fertiles de l’Oued Boufrekane.

La ville est entourée de remparts de mosquées et de palais plus ou moins intéressants. Cette cité qui se voulait être un Versailles Marocain construite par son sultan ne subsiste plus que par quelques vestiges. C’est d’ailleurs le cas un peu plus loin pour l’ancienne Volubilis dont il reste des vestiges archéologiques assez intéressants.
Grace à une collection de mosaïques incomparable, Volubilis à été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’antique cité est toute proche de Fès et rien d’autres que le pas des touristes ne vient troubler le calme des lieux entourés par de nombreux oliviers.

Sous la domination des Romains, la ville se développe et s’enrichit grâce au commerce de l’huile d’olive. Puis déserté par les légions qui petit à petit iront s’installer vers Tanger, elle sera pillée par les projets pharaoniques du sultan qui pillera marbre et matériaux précieux pour ses palais de Meknès. Ensuite un tremblement de terre achèvera pour toujours la cité de Volubilis.
Les vestiges des demeures témoignent de la grande richesse de leurs occupants.

Les mosaïques ont été retrouvées en grand nombres dans les maisons et dans un bon état de conservation. Une dizaine de demeures présentent de remarquables décors. J’aperçois au loin sur les colonnes des nids de cigognes, je me précipite pour les prendre en photo avant même d’admirer les mosaïques. C'est vrai que je connaissais deja ce site pour  y etre venu il y a 20 ans. Je laisse le soin à mes amis de voyage pour découvrir les premiers les vestiges de la cité ancienne.
A partir des ruines de Volubilis, nous pouvons apercevoir au loin le village de Moulay Idriss merveilleuse ville sainte. C’est ici qu’est enterré le fondateur de Fès, et surtout l’arrière petit fils de Mahomet qui a réussi à convertir à l’Islam les berbères de la région.
Aujourd’hui, Moulay Idriss est la ville Sainte du Maroc et le pèlerinage jusqu'à ce village équivaut chez les musulmans de condition modeste, au voyage à la Mecque. Il commence à se faire tard , le site va fermer. Les gardiens et les guides des lieux attendent avec impatience que nous reprenions nos motos. En quittant la cité de Vollubilis ,nous nous apperçevons que nous avons besoin d’essence car depuis le départ de Fès ce matin, nous avons encore fait beaucoup de kilometres et l’itinéraire de retour sera encore bien conséquent. Par bonheur, nous trouvons une station Afriquia à proximité du site.
Forte de plus de 400 stations sur le territoire Marocain, cette compagnie est la N°1 sur le marché national et existe depuis 1959. Tout le long de notre voyage nous rencontrerons des stations services Afriquia très moderne avec plusieurs services adaptés pour le voyageur et le routard : Bar/restauration, lavage, mosquées, alimentations etc ... Ma moto etant vraiment sale, je me decide de la faire laver dans la station pendant que mes partenaires prennent un thé à la menthe. La moto sera laver,rinçer,bichonner par deux des pompistes pour la modique somme de 35 Dirhams (3€) . Maintenant , nous devons rentrer par l’autoroute qui relie Meknès à Fès car la nuit tombe vite et nous ne voulons pas rentrer trop tard à l’hôtel puisque une nouvelle soirée spectacle nous attend.
Nous avons tout juste le temps de rentrer à l’hôtel pour prendre une douche et se changer car ce soir nous avons rendez vous dans le restaurant d’un palais des "mille et une nuit".
Al Fassia est situé à l'entrée de l'ancienne médina, pas tres loin du Palais imperial et du quartier juif ou nous étions ce matin. Le restaurant propose une cuisine marocaine traditionnelle dans le décor du Palais Jamaï, comportant plafonds peints et décorations de stuc. Construit en 1879, dans un style mauresque des plus raffinés, il devint la résidence du Grand Vizir de Jamaï.
La cuisine tourne autour de plats typiques où l'on peut déguster chorbas, pastillas, hariras, tajines, salades de fruits frais et vins locaux (Boulaoune) dans une ambiance musicale entretenue par un orchestre arabo-andalou. Troubadours, magiciens, danseurs et danseuses du ventre defilent l'un apres l'autre pendant notre dinner. Bien sur, je n’ai pu m’empêcher  d’emboiter le pas de la danseuse de baladi et de sharqi qui m'a si gentiment invitée à cette danse si sensuelle .
  Ce n'etait pas Sheherazade mais elle lui ressemblait presque !! hi hi hi


PETITE HISTOIRE DE LA DANSE ORIENTALE

C'est au 19ème siècle, durant l'expédition de Napoleon Bonaparte en Egypte que pour la première fois on utilisa le terme de « danse du ventre ». En effet, seuls les mouvements du bassin, des hanches ainsi que du ventre parfois dénudé de ces fameuses almées ou ghawazi  retinrent l'attention des soldats en quête d'exotisme.

 






















La danse orientale va alors connaître une évolution sans précédent dans toute son histoire à partir du début du 20ème siècle. Une femme d'origine syro-libanaise, nommée Badia Masabni entrepris d'ouvrir le plus grand  casino au Caire, le « Casino-Opera », offrant des spectacles de qualité à un public colonial, touristique, et à l'aristocratie égyptienne.

Badia Masabni envisagea de développer une danse plus sophistiquée, et plus raffinée que la danse des ghawazi et des almées, en utilisant des éléments nouveaux tel un décor somptueux, (inspiré du folklore ainsi que des bases de danse classique) l'introduction du voile et du costumes deux pièces à sequins, inspirés tous deux du style hollywoodien.
 Ainsi naît le Raks Sharki, que l'on traduit par « danse  orientale », danse inspirée de l'orient et de l'occident, beaucoup plus riche et plus technique que son ancêtre le Baladi (danse populaire ).

                        DIAPORAMA DE CET EPISODE


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