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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 07:18
A notre descente du bateau et après avoir sorti nos motos de la cale, nous ne nous attardons pas car la route pour rejoindre Fès est longue, prés de 400 kilomètres en passant par le Rif. Une route très difficile et pénible parsemée d’embuches. Jusqu'à Chefchaouen, celle-ci s’avère agréable mais ensuite c’est l’horreur ! L’adaptation est brutale et il faut  beaucoup de vigilances et de concentrations pour faire face à tous les dangers fréquents que nous rencontrons tout le long de cette route. C'est une route que l’on n'oublie pas  avec des à pics de plusieurs centaines de mètres, ca vous scotchera au siège de votre moto en surplombant les ravins... déconseillé la nuit.



























Vous avez les plus beaux massifs du monde à vos pieds, le rif vous livre ces vallées et ses ravins rien que pour vos beaux yeux époustouflés et votre teint bien pâle à la vue de l'étroitesse de la route. Au milieu des rochers, forêts de cèdres, champs d'oliviers, du vert, du gris et du brun, les couleurs nous éblouissent et ce n’est pas à cause du cannabis, principale culture de la région mais bien parce que cet endroit multiplie les incroyables panoramas de 360°.

Nous avons dû refuser je ne sais combien de propositions de boulettes ou de plaquettes de chichon...



























Le Rif, c’est le kif : Selon Interpol, environ 90% du haschisch saisi en Europe en 2001 provenait du Rif Marocain où la culture du cannabis constitue la principale activité agricole
.
Un million de personnes serait concerné par la culture du cannabis dans cette région. Du fait de son caractère illégal, les revenus que procure la culture du cannabis sont sans commune mesure avec ceux des cultures vivrières. Le cannabis est 40 fois plus rentable que les cultures de céréales : quand un hectare de maïs rapporte 800 euros, un hectare de cannabis peut rapporter dans des conditions optimales jusqu'à 30000 euros.
La production annuelle de haschich (la résine extraite des feuilles) dans le Rif est estimée suivant les années entre 1000 et 2000 tonnes. Voila ! Ceci est le mauvais coté des choses !! Nous passons aussi d’une température de 35° à Tanger à celle de 15° en traversant les routes forestières au plus haut du col.

Puis, nous arrivons à Chefchaouen l’envoutante ville bleue.


























La ville, enfoncée dans un repli de la montagne ne se découvre qu’au dernier moment. On a gravi tous les premiers échelons de la chaine et on parvient à la muraille rocheuse qui la couronne.

On en longe péniblement le pied au milieu d’un dédale d’énormes blocs de granit ou se creusent de profondes cavernes. Tout à coup, ce labyrinthe cesse, la roche fait un angle à cent mètre de la, adossé à des montagnes à pic, de l’autre bordée de jardins bien vert apparaît la ville.
 Chefchaouen, dont le nom fait référence aux deux montagnes en forme de cornes qui la surplombent n’est pas vraiment très connu pourtant cette cité est magnifique.

Sans disposer de monuments remarquables, Chefchaouen surprend par la troublante beauté de ses murs bleutés.

Cette étrange couleur provient du nila, nom arabe de l’indigo, que l’on mêle à la chaux.

L’enduit obtenu est passé sur les façades plusieurs fois par an, dans le but d’éloigner les insectes.



























Le long de la place Uta El Hammam, nous garons nos motos et nous connaissons l’un de nos premiers attroupements d’enfants venus voir ces étranges visiteurs et leurs motos gigantesques.

Nous rencontrons Youssef qui nous indique un restaurant à l’intérieur de la Medina et qui s’occupera de garder nos motos. Dans ce dédale de ruelles blanches et bleues, nous arrivons au restaurant Darcom qui s’avère être excellent et peu cher. Nous nous laissons surprendre par la magie des lieux et le charme enivrent des senteurs orientales. Nous repartons avec beaucoup de retard pour rejoindre Fes. Nous savons déjà que nous arriverons de nuit car la route est encore très longue et tortueuse voire monstrueuse.



























Notre arrivée à l’hôtel Zahrat Al Jabal est un soulagement énorme. Nous sommes fracassés mais heureux de cette première étape.Nous n'avons pas pu faire beaucoup de haltes photographiques et il n'etait pas question de faire les photos en roulant comme j'ai pu le faire ailleurs, mais nous avons vu des panoramas magnifiques. Puis Rien que Chefchaouen vaut le deplacement dans le Rif.
 Pascale et Patrice sont la pour nous accueillir à Fés. Nos amis de Casablanca qui vont faire dorénavant la route avec nous étaient plutôt inquiets de notre retard et les sourires de satisfactions se font voir dans leurs yeux.

Nous avons désormais un équipage supplémentaire. Patrice  en Harley Davidson Sporster et pascale qui va nous suivre avec son Nissan Quasquai qui nous servira de véhicule d’assistance , s’avérera bien indispensable pour la suite des événements.
 

Nous sommes à l’hôtel pour deux nuits car la cité impériale de Fès est l’une des villes les plus intéressantes du Maroc. En attendant pour cette première nuit dans un vrai lit, nous allons dormir comme des bébés avant de repartir de plus belles !

                           DIAPORAMA DE CHEFCHAOUEN


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