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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 07:44

Nice, Gênes et la Corse

Nice et son Comté, Gênes et sa Ligurie, la Corse Ile de beauté, forment un triangle de rêve, propre à enchanter de nos jours "le touriste" qui s'y précipite… Avons-nous toujours conscience, nous qui y demeurons, qu'il s'agit d'une des plus belles régions du monde ? (on va finir par dire que le Pat est très chauvin) Nous, Niçois, qui prenons la route de Gênes ou le bateau pour la Corse, goûtons-nous vraiment à la douceur de la paix qui désormais habite ces lieux jadis si troublés ? (voir mon article istoria de Nissa)


Ainsi, après une longue période de concurrence, la préférence accordée à Gênes par les rois de Piémont-Sardaigne au détriment du port de Nice, aura contribué pour une bonne part au basculement côté français du Comté niçois. (Mais oui ! j’aime la Françia)

L'affrontement entre la Corse et Gênes fut bien plus rude. Par des actions de résistance et de guerre, les Corses finirent par se libérer du joug génois, libération suivie du glorieux mais éphémère épisode de Pascal Paoli.

De nos jours, si Nice a eu sa revanche en devenant un très important aéroport international (le 2eme de France après Roissy), si Gênes, est devenue le port méridional de la mégapole européenne, la Corse, tenue longtemps à l'écart, malgré elle, de tout progrès économique a un défi à relever : il consiste à développer une industrie touristique qui soit compatible avec la protection de son environnement exceptionnel et de son identité , ne pas faire comme sur la cote d’azur ou les élus et les promoteurs ont défiguré celle-ci (pour cela mon soutien est total à la corse).

Mais, dans notre triangle, les rivalités ont cessé ; le temps est venu des échanges commerciaux, humains et culturels qui témoignent de convergences d'intérêt et de courants de sympathie et de solidarités entre Nice, Gênes et la Corse, dans le respect et la sauvegarde de leurs identités respectives.

Enfin ! Nous reconnaissons que Niçois, Corse et Génois, nous sommes des frères !!!

                                              Tradutioun en Nissart

Nissa e la sieu Countea, Gènova e la sieu Liguria, la Corsa Isoula de bèutà fan un triangle maravlihous, qu'au jour d'ancuèi encanta "lou tourista" que li s'abriva… Aven ben counciença, nautre qui li esten, qu'es aquì una dei pu belli regioun dòu mounde ? Nautre, Nissart, que pilhan la routa de Gènova, ressenten veramen la douçour de la pas qu'ahura règna en aquelu luèc d'un temp tant treboulat ?

Ensinda, après un lonc periodou de councurença, la preferença que lu rei de Pimount Sardegna acourderon à Gènova au detriment dòu pouort de Nissa farà, per una bouona part, basculà la Countea nissarda dòu coustà frances.

L'afrountamen, entre la Corsa e Gènova fouguet ben mai aspre. Embé d’acioun de resistença e de guerra, fin-finala, lu Corsou si liberèron dóu jògou genouvès, una liberacioun seguida dau periodou glorious, mà efimèrou, de Pascal Paoli.

Au jour d'ancuèi, se Nissa a augut la sieu revenga en devenent un dei mai impourtant aeropouort internaciounal, se Gènova, via Milan e Turin, es devenguda lou pouort meridiounal de la megapola europenca, la Corsa, lountemp tenguda à l'escart, maugrà ela, dei prougrès econòmicou, dèu s'atacà à una desfida : defouloupà una industria tourìstica en acordi mé la proutecioun d'un envirounamen d'echecioun e mé la sieu identità.

Ma, en lou nouostre triangle, li rivalità soun finidi ; lou temp es vengut dei escambi coumercial, uman e cultural que soun testimoni de rescontra d'interès e de courent de simpatia e de soulidarità en lou respet e la sauvagarda de l'identità de cadun.

Nouostre recounouisse, Nissart, Corsou, Genoués jà que li Sian fraire.

La lutte corse contre le royaume de Genova

 

En 1553, les corses menés par Sampiero Corso, alliés aux Français entament une révolution qui prend Gènes par surprise.

Bastia tombe en quelques heures, corte se rend sans combattre, Saint Florent et Ajaccio ouvrent leur porte aux révolutionnaires. Bonifacio et Calvi peuplées de ligures fideles aux Génois résistent à l’abri de leur citadelle. La première tombe, la seconde n’est jamais conquise. L’amiral Génois Andrea Doria contre attaque avec une armada face aux Français qui ont dégarni la Corse après la victoire. Le général Français De Thermes voit les villes tomber de jours en jours. Bastia tient huit jours, Saint Florent résiste trois mois. Sampiero récupère Corte. La guerre de Corse s’enlise dans une guerre d’usure.

De Thermes et Sampiero sont écarté par la France au profit du General Giordano* Orsini (et oui ces giordano sont de partout) voir son histoire. Pendant 200 ans ce sera une succession de guérillas qui verra la corse passé d’un royaume à un autre. Puis le 05 Mai 1768 par le traité de Versailles, Gènes cède à la France la souveraineté sur l’ile.Comme je vous le mentionnais dans un précedent article , Nice sera Francaise bien plus tard (1860)

* dans cette configuration Giordano est un nom de bapteme.


PERSONNAGE HISTORIQUE: 


 

Pascale Paoli                              Guiseppe Garibaldi                 Giuseppe Mazzini

CLIQUEZ SUR LES NOMS POUR VOIR LEUR HISTOIRE

Seconde partie d’un petit lexique de nouvelle expression Nissarde.

 

 

Aquo ès Dittch, Ma ‘S Pa’ ‘Ncara Fatch : expression signifiant « cela est dit, mais pas encore fait »

 

Bagna Rotou : signifiant «  mouillé fort » c’est une sauce forte pour crudité composé de cébettes,d’ail, basilic, persil finement haché, d’anchois pilés, huile d’olive, vinaigre, sel , poivre et câpre

 

Bastardoun : petit batard

 

Bèstia : nom féminin ou adjectif signifiant bête

 

Bèstiasse : d’une personne qui à de la force

 

Blea : les blettes, les niçois grands consommateurs de blettes sont surnommés les « caga-blea » Ma mère fait la meilleure tourte de blettes du monde.

 

Bougnette : petite tache

 

Bramafam : un mort de faim

 

Bugnes : spécialité niçoise, appelé aussi »ganses »

 

Caguer : Verbe signifiant « déféquer » l’expression va caguer est synonyme de va t’en, dégage

 

Calu : adjectif signifiant fou, inconscient

 

Capélan : un curé

 

Dégobiller : vomir

 

Empégué : Saoul

 

Ensuqué : Endormi

 

Fancoulo (va) expression extrêmement grasse, proposant à quelqu’un les derniers outrages. (interdit d’apprendre cela aux gamins)

 

La Galina : la poule

 

Madona : Mère de jésus. Si on lui ajoute quelque qualificatif (bruta, porca, vierja, santa) ca devient un blasphème.

 

Mastéguer : Mâcher

 

Mièdja-Séga : petit branleur

 

Mounta-Cala : Montée-Descendre

 

Mourré Brut : visage pas propre

 

Mourré dé Tola : désignant quelqu’un d’Antipathique

 

Niocou : Niais

 

Pan Bagnat (une institution Niçoise, tout un roman) spécialité culinaire, c’est un pain rond mouillé d’huile d’olive, garni de tomates et d’autres légumes crus.

 

« pan-banhat, onch d’oli, qué sente bon l’alhet, De tu n’en parlerai totjorn, mé grand respèct

Sias per nautres Nicards,l’ofèerta de l’Amic , Gustaron dau camalo,mas regal dau ric . »

 

(Pan bagnat, imprégné d’huile, qui fleure bon l’ail, je parlerai toujours de toi avec grand respect, tu es pour nous Niçois, l’offrande à l’ami, casse croute du porte-faix, mais régal du riche.)

 

Patin-Coufin : et patati et patata

 

Pébron : poivron ou piment rouge

 

Peuneu : pneu (avec Mercredi « maiquedi »ce sont les 2 mots que l’on me reproche de ne pas savoir  dire. Bien sur ! Puisque je le dis à la Niçoise badagou !!)

 

Socca (une autre institution Niçoise) La Socca se présente sous la forme d’une large crêpe cuite sur un plateau de cuivre. Elle est composée d’eau, de sel et d’huile d’olive mélangé à de la farine de pois chiche. Pour qu’elle soit bonne, il faut qu’elle soit fine et un peu brulé sur le dessus. Dans le four, les flammes doivent lécher sans trop griller, c’est tout un art. Il faut être Niçois de plusieurs générations pour savoir faire la Socca. Elle se déguste brulante, bien poivrée.

 

Stassi : tais-toi  (rien à voir avec la stasi de Ceausescu car même !! mais Stassi é basta per lé supouorti du psg)

 

Tcharafi : objet de peu de valeur.

 

Testada : coup de tête. Pour plus de précision, demander à Materazzi.

Et comme je ne suis pas chauvin, je vous invite à aller voir le site de notre ami bloggeur de Charleville-Mézières qui propose plusieurs articles de leur patois

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- dans COTE D'AZUR