Judith Török explique à Soso sa passion de la mosaïque
A notre arrivée à l’hôtel, je me suis empressé de demander à ma charmante réceptionniste les lieux à visiter dans le coin. Celle ci me parla tout naturellement d’Imperia et de la villa du clown Grock.... et bien sur, nous la connaissons deja !
Nous empruntons le chemin qui fait le tour de la villa
Alors elle me répondra d’un air sure d’elle: Allez voir les portes peintes de Valloria ! Je lui répondis tout naturellement ….nous connaissons aussi ! Alors elle me cita les stations balnéaires de la Riviera des Fleurs, Diano Marina, Alassio, Loano, Sanremo, Bordighera. Oui oui je lui répondis, ça aussi on a déjà visité.
Toutes les mosaïques ont été crée par Judith Török
Alors tout étonnée, elle me demanda, « Ma di dove sei ? (mais d’ou venez vous) ». Sono di Nizza, je lui signifiais avec mon plus beau sourire. Ah ok, ho capito meglio !….. quindi signore e la villa Biener ? La villa Biener ? Non, je ne connais pas. C’est quoi cette villa Biener ?
La villa Biener se trouve pas tres loin de l’Hotel sur la commune de Cipressa voisine de Lorenzo al mare à 10mn de l’établissement hôtelier.
Près du coteau qui descend vers la marina dei Aregai, au-dessous du hameau de Cipressa, se trouve une authentique « villa des délices » que l’inspiration artistique d’une collectionneuse et intellectuelle hongroise, Judith Török, et de son compagnon, l’artiste Carlo Maglitto, ont modelée, agrandie et enrichie par des installations en plein air, œuvres d’art créées par de jeunes artistes émergents, splendides céramiques et éclatantes mosaïques polychromes et polymateriques.
Sur cette façade de la villa, l'histoire de Judith Török a été sculpté par des carreaux de poterie
Le parc se compose de la villa où le couple réside et du complexe évocateur des jardins de différents niveaux et recouverts de céramiques, qui entourent la demeure. Entre les plates-bandes en fleur, les terrasses des oliviers, les arbres fruitiers et les espèces botaniques qui viennent de la Méditerranée ou de plus loin, se succèdent des superbes trames en céramique polychrome qui s’étendent sur les surfaces extérieures de la villa jusqu’aux recoins les plus cachés des jardins.
Judith Török explique à Soso l'histoire de ses parents jusqu'a son arrivée dans cette villa
ils ont été réalisés par Judith Török et différentes aides de niveau international. Judith Török qui nous a accueilli considèrent sa maison comme un lieu ouvert, en dialogue avec toutes les autres réalités qui entendent garantir la présence, la visibilité et l'utilité de l'art contemporain.
Elle participe activement à la production d'œuvres d'art, impliquant souvent de jeunes artistes, pour marquer l'histoire du lieu. Judith nous raconte son histoire et sa vie. Elle était médecin avant d’arriver en Ligurie et c’est avec son mari qu’il trouvèrent cette maison surplombant la mer que vendait alors un résident allemand.
La terrasse inférieure avec vue sur la mer ligure
La propriété n’était alors qu’une simple oliveraie sans grand charme. C’est à 61 ans qu’elle commença à s’intéresser à la mosaïque et qu’elle apprit à réaliser les oeuvres que nous voyons aujourd’hui sur le tas !
Inspirée des lettres d'Alighiero Boetti, les mots sympathiquement mutilés, prononcés,par certains membres de la famille
Pour supplanter les mauvaises herbes qui étouffaient les arbres fruitiers nouvellement plantés, elle posa à l'été 2008 les fondations d'une grande sculpture accueillante et allongée qui devait devenir l'emblème et le symbole de la Villa.
Elle a été construite avec des armatures métalliques, des briques et du béton, étalé et serpentant entre les arbres et recouvert de tuiles concassées provenant des grandes usines de la région de Modène.
La terrasse supérieure ou se prennent les apéros entre artistes...
Achevée en 2009 et baptisée "La Grande Mère", elle est aussi accueillante qu'un berceau, et cache un secret : l'Enfant Noir, une sculpture de Carlo Maglitto. L'extérieur du ventre qui contient l'enfant est décoré en noir et blanc par l'artiste Claudia Lauro et raconte l'histoire de la Grande Mère et de l'enfant Dieu Kirikù qui récupère de la vanité et de l'ignorance humaines l'Amour, la Volonté et la Magie.
La mer ligure et une oliveraie en dessous de la terrasse
Sur le genou droit, la Mère tient huit Nanocubes : l'Homme Noir, Gloomy, Silky, Sundy, Twinny, Vidor, Brummy et Culetto. La dédicace au centre des Nanocubes symbolise tous les enfants, qui même une fois adultes le resteront à jamais aux yeux de leur mère : La Grande Mère.
La Grande Mère s'inspire d'une fable africaine selon laquelle elle devait avoir trois têtes : la première, dédiée à la connaissance, a été conçue comme un refuge que l'on peut franchir, avec l'entrée par la nuque et la sortie par la bouche, une cachette où l'on peut s'abandonner aux reflets de lumière que créent à l'intérieur miroirs et échiquiers.
Le second, comme s'il s'agissait du visage de Janus, est composé de deux serpents : un jaune, ensoleillé, qui symbolise le sexe et un vert qui est rusé et rusé allié à l'intelligence. Les deux serpents s'enlacent presque pour se dévorer l'un l'autre. La troisième tête, qui aurait la forme d'un gorille, représente la force physique et l’expérience.
Les œuvres représentent un fouillis de symbologies, d'archétypes, de formes différentes, dont certaines semblent être issues de la peinture maya
Immédiatement après la "Mère", deux bancs sinueux ont été construits le long du chemin qui fait le tour du périmètre de la villa. Le Pancablu accompagne le regard vers la mer et l'horizon. Des figures animales se croisent sur l'assise : serpents et oiseaux aux plumes dorées qui mordent, se divisent et se refondent.
La Pancaverde est proche d'un coteau couvert par le maquis méditerranéen cultivé avec soin sous d'immenses et beaux pins maritimes qui touchent presque le toit de la villa. Ici l'ombre est vivace. Il fallait animer l'environnement avec des fleurs et des feuillages animés dessinés avec les mosaïques.
La Villa Biener est un chantier infini. Dans ce pays des merveilles cosmopolite, il y a aussi un mur spécial où Judith a voulu écrire l'histoire de sa famille avec des lettres, des dessins et des bas relief.
Le Chemin des Murs" longeant les murs de la Galerie est un chemin de ronde recouvert de mosaïque, d'environ quatre-vingts mètres de long, divisé en quatre secteurs : la Ville, la Mer, le Zoo (Animalerie) et les Visages. Le grand mur ouest de la villa abrite la poterie de Judit - quatre grands personnages vêtus d'environ quatre-vingt-dix bas-reliefs qui racontent l'histoire de la famille.
Le jardin Zen pour la méditation
Sur le mur sud, surplombant la mer, se dresse une grande mosaïque de céramique, inspirée des lettres d'Alighiero Boetti. Rapportez les mots sympathiquement mutilés, prononcés pour la première fois dans la vie, par certains membres de la famille.
Chaque chemin de cette villa a sa propre signification, ainsi que chaque recoin, chaque pierre et chaque ombre de sculpture. La Villa Biener possède une gigantesque terrasse à l'étage de la maison qui devient souvent le théâtre d'événements en tous genres.
La Grande Madre (la Grande Mére), une figure accueillante qui représente de multiples significations…
De plus, une deuxième terrasse 'Sun Lounge' permet de profiter de la vue avec plus d'intimité depuis le point le plus haut de la maison. La vue s'étend des côtes françaises et les jours plus sereins, à la Corse et vers les montagnes qui se jettent dans la mer. C'est l'endroit idéal pour capturer des levers et couchers de soleil magiques.
Soso écoute les explications des symboles des mosaiques (Judith parle l'italien avec l'accent hongrois et je n'y comprends NIENTE !)
DIAPORAMA VILLA BIENER